Appartement 16
  • 21:25
  • 18 février 2016
  • par Laurent Burlet

Prêtre pédophile à Lyon : le cardinal Barbarin acculé à la démission

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[Article mis à jour] Après son entretien paru le 11 février dans le journal La Croix, le cardinal et archevêque de Lyon, Philippe Barbarin a vu son horizon sérieusement s’obscurcir. En une semaine, les événements sont allés crescendo jusqu’à cette déclaration du pape François de ce jeudi soir.

Dans l’avion qui le ramenait du Mexique, il a déclaré :

« un évêque qui se limite à changer de paroisse un prêtre pédophile est un inconscient. La meilleure chose qui lui reste à faire, c’est de présenter sa démission. »

Le cardinal Barbarin a de quoi s’inquiéter.

Le cardinal Philippe Barbarin © Pierre Maier/Rue89Lyon

Le cardinal Philippe Barbarin © Pierre Maier/Rue89Lyon

Dans l’entretien au journal La Croix, l’archevêque de Lyon expliquait être au courant des agissements pédophiles du père Bernard Preynat depuis « 2007-2008 » alors qu’il ne l’a relevé de ses fonctions qu’en août 2015.

Outre leur indignation, les victimes du père Preynat regroupées dans une association ont annoncé le dépôt prochain de plaintes pour non-dénonciation d’actes pédophiles.

Le lendemain, une personne proche du cardinal Barbarin parlait de « démission ». Une semaine après les explications du cardinal, une famille témoignait de faits remontant à 2003, soit un an après la prise de fonction de Philippe Barbarin comme archevêque de Lyon.

1. Quatre plaintes vont être déposées contre le cardinal Barbarin

Le père Preynat reconnaît les faits
Le 27 janvier, le père Bernard Preynat a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire pour des faits d’agressions sexuelles sur des scouts du Groupe Saint-Luc qui avait pour base Saint-Foy-lès-Lyon.
Une information judiciaire ouverte pour «agressions sexuelles et viols sur mineurs de 15 ans par personne ayant autorité» concernant quatre victimes «pour des faits susceptibles de s’étaler de 1986 à fin 1991». Une cinquième victime pour laquelle les faits ne sont pas prescrits devrait prochainement déposé auprès de la brigade de protection de la famille.
Le Père Preynat a également été «placé sous le statut de témoin assisté» concernant des «viols» présumés sur trois autres mineurs.
Le prêtre a reconnu la totalité des faits et a déclaré au juge d’instruction que les faits étaient connus par les autorités ecclésiastiques « depuis 1991».

L’entretien du cardinal Barbarin à La Croix a relancé médiatiquement l’affaire Preynat mais en détournant les regards vers l’archevêque de Lyon.

Dans ce contexte, les membres de l’association des victimes du père Preynat ont annoncé le dépôt imminent de plaintes pour non-dénonciation de faits de pédophilie contre le cardinal Barbarin.

En réalité, le coup était déjà parti : l’avocate d’une des victimes a déposé une note auprès du juge d’instruction en charge du dossier Preynat et du procureur de la République qui doivent dire si ces plaintes seront jointes au dossier ou constitueront une nouvelle affaire qu’on pourrait alors appelée « l’affaire Barbarin ».

Ces plaintes seront déposées par des individus et non pas par l’association qui n’a pas les cinq ans d’existence requis. Quatre victimes vont porter plainte dès la réponse des magistrats. Deux personnes le font à visage découvert :

  • François Devaux, le président de l’association La Parole libérée,
  • Pierre-Emmanuel Germain-Thile, membre de l’association.

Deux autres ne veulent pas s’exposer médiatiquement.

Parmi elles, une personne qui n’a pas encore porté plainte contre le père Preynat mais qui va le faire dans les prochains jours. Ce qui devrait porter à cinq le nombre de faits d’agressions sexuelles pour lesquels le père Preynat est poursuivi.

Les plaintes pour non-dénonciation visent également Régine Maire, qui était chargée par le diocèse de recevoir les victimes et qui est devenue la porte-parole du diocèse sur cette question.

Ensuite, des plaintes pourraient être déposées contre le cardinal Gerhard Ludwig Müller et Luis Francisco Ladaria Ferrer, respectivement préfet et secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, auxquels le cardinal Barbarin avait écrit à propos de cette affaire. Les victimes lyonnaises font le parallèle avec l’évêque Pican condamné en 2001 pour avoir couvert son abbé.

2. Barbarin lâché par la hiérarchie catholique ?

Outre cette affaire lyonnaise, la pédophilie dans l’église catholique est un sujet d’actualité avec la sortie du film Spotlight sur la principale affaire de pédophilie dans l’église catholique américaine.

Le quotidien anglais The Guardian, a lancé une polémique en révélant le 10 février dernier des instructions surprenantes données par le Vatican en cas d’abus sexuels. Le Français Tony Anatrella, consulteur au Conseil pontifical de la famille, écrit en effet :

« Il n’incombe pas forcément à un évêque de signaler les suspects aux autorités, à la police ou à un procureur s’ils sont informés d’un crime ou d’un acte immoral ».

En réaction, l’association des victimes du père Preynat a écrit au Vatican pour un éclaircissement.

Le cardinal Seán O’Malley, qui préside la Commission pontificale pour la protection des mineurs, a tenu à faire une mise au point et a indirectement répondu à l’association des victimes.

Celui qui est archevêque de Boston réaffirme que les autorités religieuses ont l’obligation de dénoncer à la justice tout possible cas d’abus sexuels dans une déclaration publiée le 15 février par l’agence de presse du Vatican :

«au-delà des contraintes juridiques, ils assumeront leur devoir moral de signaler aux autorités judiciaires en charge de la protection sociale tout mauvais traitement, même présumé ».

Ce que n’a pas fait le cardinal Barbarin.

Sur Radio Notre-Dame, Tony Anatrella dénonce « un mauvais procès » et une « incompréhension » de la presse anglaise et rappelle de nouveau la ligne en cours dans l’église catholique « depuis 2001 » (à 3’20’’) :

« L’autorité ecclésiastique doit signaler aux autorités civiles les faits de pédophilie qu’elle a pu constater ».

3. La parole du pape sur l’évêque et le prêtre pédophile

Surtout, de retour de son voyage au Mexique, le pape François interrogé sur cette question, s’est montré catégorique, comme l’écrit Radio Vatican :

« un évêque qui se limite à changer de paroisse un prêtre pédophile est un inconscient. La meilleure chose qui lui reste à faire, c’est de présenter sa démission ».

Le pape n’évoque pas directement la situation lyonnaise où le cardinal Barbarin a maintenu en poste le père Preynat avant de le nommer doyen du Roannais.

Selon le journaliste du Figaro présent dans l’avion pontifical, Jean-Marie Guénois, le pape répondait à une question sur l’affaire Maciel, du nom du père mexicain Marcial Maciel, condamné par le Vatican pour pédophilie.

Vendredi, le porte-parole du Vatican Federico Lombardi a tenté de clarifier la parole du pape au micro de Radio Vatican (via La Croix). Pour lui, la déclaration du pape François « ne peut pas se référer à ce cas » :

« Le cas du cardinal Barbarin est complètement différent : il n’a absolument pas pris d’initiatives pour couvrir (les faits incriminés), mais il s’est trouvé face à une situation qui remontait à des années auparavant ».

Mais comme le souligne Le Progrès dans son édition de ce samedi 20 février (payant), « nul ne saurait, mieux que le pape lui-même, exprimer ce qu’il a voulu dire jeudi. »

Cité par l’AFP (via L’Express), l’entourage du cardinal Barbarin souligne que « cette phrase ne vise en aucune façon Monseigneur Barbarin qui a justement suspendu le père Preynat après avoir rencontré une première victime et avoir pris l’avis de Rome, et ce, avant même qu’une première plainte ne soit déposée ».

Ce n’est pas l’avis des membres de l’association des victimes du père Preynat. Pour eux, le cardinal Barbarin est visé par les propos du père Preynat. L’association met toujours en avant le fait que le cardinal était au courant depuis « 2007-2008 » mais qu’il n’a suspendu le père Preynat qu’en 2015.

En voyage en Afrique (Niger puis Burkina Faso), l’archevêque de Lyon a fait une courte déclaration au micro de RCF. Il a de nouveau affirmé qu’il fallait attendre les résultats de l’enquête en cours :

« Une fois que la situation de la justice sera claire et qu’on verra où on en est, alors on prendra la parole. Pour l’instant j’attends de savoir quelle situation la justice française donne à ce problème extrêmement douloureux ».

4. La curée médiatique

Depuis son entretien dans La Croix, l’avalanche médiatique n’encourage pas les soutiens du cardinal Barbarin à se montrer.

Libération raconte qu’après cet entretien, « l’archevêque de Lyon s’est retranché dans un silence total ». Et Pierre Durieux, son directeur de cabinet d’expliquer :

«Il ne parlera pas avant le procès».

Contacté par Rue89Lyon, celui-ci n’a pas souhaité réagir sur les plaintes qui vont être déposées contre son patron.

L’annonce d’un imminent dépôt de plainte est reprise en boucle sur Europe 1 ou Le Figaro pour ne citer que deux exemples. Parfois avec des titres forts :

  • « Le diocèse de Lyon a-t-il étouffé un scandale de pédophilie ? » (l’Obs),
  • « Barbarin a-t-il couvert un prêtre pédophile ? » (Le Point)

Sur France 3, on voit le cardinal traqué esquiver la caméra de France 3.

5. Des soutiens tournés en ridicule sur les réseaux sociaux

Le hashtag #JeSuisBarbarin lancé par des soutiens est aujourd’hui davantage utilisé par les contempteurs de l’église catholique.

Il y a ceux aussi qui prennent une sorte de revanche contre le cardinal Barbarin et sa prise de position contre le mariage pour tous au nom du bien-être des enfants, lors de sorties médiatiques très remarquées.

6. Son entourage évoque la démission

Puisqu’il a fait vœu de silence, c’est l’entourage du cardinal Barbarin qui s’exprime.

Dans un reportage de TLM Régine Maire évoque la démission. Le mot qu’il ne fallait pas employer.
Selon la membre du conseil épiscopal en charge de l’écoute des victimes dans cette affaire, Barbarin « est prêt à assumer jusqu’au bout… ».
Le journaliste le relance : « c’est à dire ? ».
Réponse : « démission peut-être ». A voir à à 1’21’’

Au cabinet du cardinal, on répond que c’est un sentiment personnel. Comme dans les pages que Le Progrès consacre au sujet dans son édition du 17 février avec à la « une » ce titre « Le cardinal Barbarin face au scandale ».

Contacté par Rue89Lyon, son directeur de cabinet, Pierre Durieux, réaffirme :

« Il s’agissait d’un sentiment personnel et d’une question qui n’est pas aujourd’hui à l’ordre du jour ».

C’est sa seule déclaration. Sur le dépôt de plainte pour non-dénonciation d’actes pédophiles ou le témoignage de 2003, il ne veut pas réagir.

Bertrand Virieux, le secrétaire de l’association La Parole Libérée fait ce commentaire :

« Le cardinal Barbarin n’a pas assumé son rôle de berger alors qu’il y avait un loup dans la bergerie. Est-il dès lors légitime pour rester un guide spirituel ? Nous répondons que non ».

Dans son édition du 17 février, Le Progrès a interrogé des prêtres lyonnais. S’ils rejettent les appels à la démission du cardinal Barbarin, ils ne lui apportent pas un soutien massif et évoquent des « failles évidentes qu’il faut analyser » à l’intérieur de l’église.

7. Un témoignage de 2003 qui fragilise encore la ligne de défense du cardinal

Le parcours d’un curé de campagne
Le père Bernard Preynat, 70 ans, vit aujourd’hui retiré au couvent des Petites-Sœurs de Saint-Joseph de Montgay à Fontaine-sur-Saône. Depuis septembre 2015. Après que le cardinal Barbarin lui a retiré ses fonctions.

Au moment des faits qui lui sont reprochés, il était à la tête du groupe Saint-Luc, un groupe de scouts alors indépendants à Sainte-Foy-lès-Lyon.
Après le signalement de la famille de François Devaux au cardinal Decourtray en 1991, il a été écarté pendant six mois avant d’être muté à Neulise dans la Loire où il a continué à être en contact avec des enfants puisqu’il assurait le catéchisme. Après un passage par Cours-la-Ville (Rhône), il a été nommé doyen de six paroisses dans le Roannais. Fonction qu’il a occupée jusqu’en août 2015.

La pression est encore montée d’un cran ce jeudi 18 février avec la diffusion sur RMC du témoignage d’une famille de Cours-la-Ville (Rhône) où officiait le père Preynat en 2003.

Le père et la mère ont raconté une scène de confession pour le moins particulière. En 2003, leur fille de « 10-11 ans » a suivi les cours de catéchisme du père Preynat à l’école privée Saint-Charles de la commune. Et la veille de sa communion, elle a raconté à ses parents cette scène que raconte aujourd’hui sa mère :

« Je récupère ma fille à la sortie de la retraite de communion et là elle me dit que tous les enfants de la classe avait été placé dans une grande pièce. Derrière un paravent se tenait le père Preynat, il l’a prise sur les genoux et il l’a serrée très fort contre lui ».

La mère ajoute :

« A ce moment-là, elle a eu une réaction assez violente parce que nous, à la maison, nous avions souvent expliqué que personne ne devait les toucher et les approcher. Elle s’est donc sauvée et était très en colère. Elle ne voulait plus faire sa communion, ni revoir le père Preynat ».

La famille n’a pas porté plainte en 2003 et ne compte pas le faire 13 ans plus tard mais les parents disent ressentir « colère et incompréhension ».

Bertrand Virieux, le secrétaire de l’association des victimes, n’est pas surpris par ce témoignage :

« Ce témoignage a de nombreuses similitudes avec ce qu’on a vécu scouts avec le père Preynat. Cela laisse penser que cette confession très particulière a pu s’accompagner de faits plus graves. »

Ce genre de témoignage est d’autant plus gênant pour le cardinal Barbarin qui était alors archevêque de Lyon depuis an.

Or, aujourd’hui, il affirme qu’il n’y a pas eu de nouveaux actes de pédophilie depuis 1991, date des derniers faits pour lesquels une instruction judiciaire a été ouverte. Une ligne de défense très risquée.

> Article mis à jour le 19 février à 14h30 avec le tweet du journaliste du Figaro spécialiste des questions religieuses à propos de la déclaration du pape.

> Mis à jour le 20 février à 12h avec les propos du porte-parole du Vatican et de l’entourage du cardinal Barbarin, suite aux déclarations du pape.


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41 Commentaires postés

  1. Article qui pourrait être impressionnant (pour qui ne compterait que sur les hommes) en décrivant le progressif lâchage par tous du Cardinal Philippe Barbarin affublé de fautes qui lui sont attribuées par pur sophisme.
    Pr ex, il ne s’est pas contenté de changer de paroisse le curé : dès qu’il y a eu plainte, il a agi. En 2003 il n’était arrivé que depuis quelques mois, et ne pouvait rien savoir en absence de signalement ou de plaintes, à lui ou à ses délégués.
    Le pape ne l’a pas nommément désigné, ce sont ses détracteurs qui le font. Pas plus le pape qu’aucune justice digne de ce nom ne juge sous pression et sans entendre l’autre partie.
    Certes, le Cardinal Philippe Barbarin apparaît aujourd’hui entouré de peu de soutien. Je m’honore d’en être. Mais je sais que son soutien principal, c’est Dieu. Son défenseur, c’est le Paraclet. Lui que Jésus a promis à ses disciples pour l’Heure du témoignage.

    • Je n’ai pas vraiment suivi mais si cet homme a réellement couvert un pédophile, son défenseur n’est pas Dieu. Dieu est juste, et ne soutient pas les criminels. Et quelle pire injustice que d’arracher l’enfance à un innocent !!!

      • Le commentaire auquel vous répondez montre qu’il n’a rien couvert du tout mais qu’il a agi avec droiture dès qu’il a reçu les plaintes. Et ce conformément à la loi et au droit.

    • Je ne comprend comment on peut défendre cet énergumène, il a clairement, dans l’interview de La Croix, montré qu’il avait menti (il ne connaissait pas les faits avant 2014 et là: Pan « je suis au courant depuis 2007).

      Il a donc menti. Point final, fin du game.
      Une seule solution pour ce prélat dorénavant: la démission et faire face à la justice.

      La cathosphère de la #manifpourtous prouve encore une fois qu’en aucun cas « la défense de l’enfant » est leur priorité. Sa comparaison ignoble sur les couples homosexuels et le scandale qui s’en était suivi en 2012, en était d’ailleurs, une autre preuve.

      • Tout à fait d’accord avec vous Layr ! Et pour vous, Gaston, ce n’est pas votre commentaire qui fait la preuve de quoi que ce soit. C’est à la justice de déterminer sa responsabilité dans cette affaire. Et barbarin devra y faire face et s’y soumettre !

  2. Il est temps de faire le ménage !! sur le même sujet il faut allez voir le film SPOTLIGHT sur le grnad scandale de pédophilie de l’Eglise américaine dans les années 80. EDIFIANT !!!

  3. Les masques tombent, l’Eglise montre son vrai visage : celui d’une communauté qui se croie au dessus des lois et qui pense que ses intérêts passent avant la justice.

    • vous devriez relire les pensées pour moi-même de Marc aurèle dont vous usurper le nom, surtout pour dire de telles sottises…

    • c’est ‘exact et , l’église catholique comme d’autres et toutes les sectes ,n’ont que pour ‘but ‘ le Fric ,avec lequel ils ont bien vécus , mais c’est fini , et le fait d’ agiter la mort et résurrection ‘illusoire d’un illuminé et schizophrène ….,accompagné de la promesse de bénéficier du même « miracle ‘ après la mort , le fait que cela ne s’étant ‘jamais renouvelé prouve bien la supercherie flagrante de ces ‘ commerçants .. dont la ‘clientèle ‘ s’égrène depuis des décennies .

  4. Avant de lui jeter la pierre, laissons travailler la justice
    Pour que Monseigneur Philippe Barbarin puisse être visé par les propos du pape, il eût fallu au moins deux choses qui font défaut en la circonstance :
    1) qu’il sache que le prêtre est réellement pédophile après son arrivée ; or pas de plainte.
    2) que, ayant reçu une plainte, il n’ait rien fait ; or même pour une plainte reçu en 2014 pour des faits datant d’avant 1991, il a tout de suite agi selon le Droit et la loi.

  5. Il faudrait s’attarder sur le rôle moral que Barbarin a donné à son diocèse depuis son arrivée . Faut-il rappeler ses commentaires sur l’homophobie comparée à la zoophilie , la non dénonciation à la justice de son chapelain pour appel à la haine, la mise à l’écart d’un curé du troisiéme-qui s’il a été jugé-et qui n’a pas été exclu de l’église ! La main-mise sur les établissements privés cathos : interdiction de direction pour un divorcé,présence Aux Lazaristes dans une conférence appelant à manifester contre le mariage pour tous du dernier député du Parti Catholique Français, conférence de Barbarin sur le sexe dans ce meme établissement , remise de la légion d’honneur par Collomb avec Barbarin aux directeurs des Chartreux , appel des paroisses à manifester contre le mariage pour tous ainsi que dans les associations comme Habitat et Humanisme

  6. La réaction de Tony ANNATRELLA (au Vatican) ne m’étonne guère… il connaît très très bien la situation.

  7. Dans un article d’aujourd’hui, le Progrès écrit : Le Progrès a joint Jean-Marie Guénois, envoyé spécial du Figaro à bord du vol pontifical, à son retour à Paris. Il en atteste : « Le pape s’exprimait sur le cas de Maciel. Sortir cette phrase de son contexte confine à la malhonnêteté intellectuelle et journalistique. »
    Oui : « malhonnêteté intellectuelle et journalistique ». Il s’agit bien de cela !

    • c’est cela la justice divine , au cas par cas , c’est vrai qu’il y a la confession bien utile ! Le Progrès a choisi de défendre Barbarin , mais de ne pas se prononcer sur le fond. Barbarin est souvent en déclaration et/ou photos dans ce journal bien au-dela de ce que représente la religion catholique . Les musulmans, les juifs, les athées n’ont pas cet honneur . D’ailleurs , les articles le concernant sont souvent peu consultés .

    • La malhonnêteté intellectuelle est de vouloir défendre à tout prix une institution quitte à laisser courir des criminels. Le pire c’est que cette stratégie ne marche pas et que beaucoup de croyants quittent l’église catholique à cause de cela. Tentez de défendre Barbarin si ça vous chante, l’histoire vous montrera que vous avez eu tort, par respect pour les victimes offusquez vous au moins que son prédécesseur n’ait rien fait et que l’institution a protégé un criminel qui avait admis les faits à ses supérieurs des le départ. Si Barbarin n’a pas été mis au courant des sa prise de poste c’est extrêmement grave, si il l’a été c’est extrêmement grave aussi!!! Bref vlis pouvez le tourner dans tous les sens cette histoire est immonde.

    • Parlons-en, de la malhonnêteté intellectuelle ! Le pape ne parlais pas QUE de maciel, qui sauf erreur n’a jamais été « un évêque qui se limite à changer de paroisse un prêtre pédophile » mais un pédophile lui-même (entre autres « joyeusetés » ) qui fut couvert jusqu’au plus hauts sommets du Vatican ! Alors les circonvolutions acrobatiques visant à dédouaner a priori barbarin de ses responsabilités n’ont aucune crédibilité ! Et celles et ceux qui jouent aux « idiots utiles » auront aussi à assumer leurs responsabilités…

  8. je confirme, c’est un gros acculé

  9. DÉMISSION et JUSTICE ! Point barre !

  10. Des curés mal dans leur peau, parce qu’ils n’ont pas de vraie relation d’amour, même spirituelle. Des curés qui n’ont pas le temps de prier, de méditer, ni de lire… Freud. Des curés à qui on interdit de se poser des questions comme : « Quelle fut la sexualité de Jésus de Nazaret, quels plaisirs a-t-il pu connaître ou pas ? » et « Comment accompagner un ado qui pense sa sexualité en termes de libre orientation, de choix absolu entre hétéro et gay ? » Parce qu’ils vivent déconnectés de ces réalités, certains craquent. Il y a là une maladie de l’Eglise qui est loin d’être une « maladie d’amour » …

    • bien sûr et ‘ deux ‘ exemples Léon Lacau comme Michel Benoit .. qui ont ‘ démissionnè .. et épousé une femme ,sont des cas probants , d’hommes normaux .

  11. Je n’ai jamais vu autant de commentaires ici. A croire que rue89 est lu par Bcp de cathos

    Cette haine contre ce type ne me plaît pas. Et puis il faut bie que les enfants aient un peu de traumatisme a raconter plus tard. Ce ne sont ni les premiers ni les dernières a se faire tripoter par un vieux frustré.

    Y a pas mort d’homme.

  12. PÉDOCRIMINEL SEXUEL est le terme adéquat.

    Il a bon dos, la Pape, après les déclarations récentes du Vatican encourageant tout l’épiscopat à enfreindre la LOI en ne signalant pas les adultes pédoccriminels !

    Eh ho les cathos, quand est-ce que vosu évoluerez ?

  13. Que d’hypocrisie ! c’est insoutenable tous ces gens moralisateurs qui se comportent comme des criminels. Je me demande si les intégristes musulmans tolèrent des pédophiles dans leur rang ?

    • …et le trafiquant de chit lui ne provoque pas tous ces commentaires: il va droit en prison, !! Ohé, où êtes-vous les « croyants » , vous qui êtes « parfaits » et êtes protégés par « vos moyens », que faîtes-vous pour défendre des individus ordinaires qui ne font « que se débrouiller » pour vivre, ou vivre mieux tout comme vous, bande de pourris …….

  14. je n’arrive pas à suivre un article, aussi indispensable et nécessaire qu’il soit, et c’est sûr que celui l’est, quant après moins de dix lignes trois fautes d’accord me donnent à penser que le rédacteur ne pense pas à ce qu’il écrit ou surtout qu’il ne se relit pas ou encore qu’il ne sait pas mettre en perspective ses idées, qu’elles viennent des faits ou de ses réflexions et alors je ne fais malheureusement plus confiance à la suite et surtout je n’arrive plus à le lire, trop de heurts nuisent à la liberté d’esprit indispensable à la lecture et à la réflexion! C’est vraiment dommage!

    • Relisez vous, vous faites aussi des fautes d’orthographe …Comme tout le monde. Mais après il faut savoir pourquoi on lit un article ? Est- ce pour s’informer ? Ou pour dénicher des fautes ? Dans ce cas là on en trouvera toujours …

  15. Vous semblez cautionner ces horreurs!ecoeurant

  16. Cecommentaire s adresse à visiteur bien sur!!!!

  17. Malheureusement ce n’est pas le seul cas. D’autres en d’autres lieux ont su, ont nié, puis quand la justice a délibéré, que s’est-il passé ? Rien. Même pas des excuses d’avoir nié.
    L’officialité a géré, puis averti « …je dois vous rappeler que, dans tout droit, faire état de délits prescrits (comprendre la prescription canonique) est un délit »
    Puis dans une note « le tribunal ecclésiastique dira qu’il ne peut pas juger une seconde fois quelqu’un qui a déjà été jugé une première fois (comprendre par la justice de la république) pour les mêmes faits ». Et condamné.

  18. Bonjour,
    Que la Justice fasse son travail, et si c’est le cas : démission forcée,prison. Trop d’hypocrisie, trop de mensonges, trop de protection, pour ces criminels qui abusent d’enfants. Et justice civile et pénale, pas celle de l’Eglise Catholique et du Vatican !

    • Et le Cardinal Barbarin en tête : il a couvert, caché, protégé un pédophile. Il mérite d’être radié pour l’Église catholique, et de la prison pour pénal !
      HYPOCRITE, MENTEUR, MALHONNÊTE : FAUX CHRÉTIEN !

  19. Ce ‘type ‘ barbarin un tartarin ? avec sa tête de pommé d’un autoritaire d’une autre époque révolue ! doit absolument démissionner et rapidement , et il ne s’agit très certainement pas que de ‘deux  » cas..isolés ..ex ‘scout enrôlé ‘.., déjà avant 1950 ..je me souviens avec tristesse du comportement ‘ odieux ‘ d’abbés et prêtres .. envers des pauvres innocents gamins et gamines .

  20. Moi je pense que l évêque a tord est il devrais démissionner
    C’est honteux de voir cela
    Est cela vient de pire en pire
    Que devienne c est enfants
    Est leur familles que le pape sois un peu sévère car il y en aura d autres pourquoi lui laissera est fonctions reponse attendons le procès