Appartement 16
  • 18:36
  • 16 février 2016
  • par Laurent Burlet

La bataille pour l’inscription des étudiants étrangers à Lyon 2 en cinq points

2150 visites | 2 commentaires

[Article mis à jour] L’université Lyon 2 connaît une nouvelle phase d’ébullition comme seule cette université réputée « de gauche » sait en produire.

Ce mercredi 17 février, un nouveau rassemblement avait lieu sur le campus des quais du Rhône pour demander l’inscription immédiate d’étudiants étrangers sans-papiers et demandeurs d’asile.

Cette fois-ci, environ 200 étudiants ont manifesté sans procéder à une occupation de locaux. Un rendez-vous a eu lieu avec la présidence mais il n’a débouché que sur la promesse d’inscriptions pour la rentrée 2016/2017, au grand dam du « Collectif des étudiant-es étranger-es, sans papiers et solidaires » qui mène la fronde. Leur mouvement est parti pour continuer. Une AG est prévue au retour des vacances.


1. Les « inacceptables » interventions de la police à Lyon 2

Comme à chaque fois, l’intervention de la police à l’université Lyon 2 a suscité l’émotion de la communauté étudiante et enseignante.

Jeudi 11 février, la journée a commencé par l’occupation des locaux de la présidence pendant une heure trente par une vingtaine de personnes.
Au nom du « Collectif des étudiant-es étranger-es, sans papiers et solidaires », elle demandait l’inscription immédiate d’une douzaine de demandeurs d’asile et sans-papiers.
Les discussions avec trois vice-présidents de Lyon 2 dépêchés sur place n’ont rien donné. Et la présidence a demandé l’intervention des forces de l’ordre.
Devant l’imminence de l’intervention, le Collectif a levé cette première occupation.

Immédiatement, les messages Facebook, mails et SMS ont circulé pour raconter l’intervention de la police et « appeler à une manifestation » :

« URGENT: Suite à l’occupation ce matin des bâtiments de la présidence de Lyon 2 par une 20 aine de personnes du collectif des étudiant-es étrangers de Lyon, sans papiers et solidaires pour exiger l’inscription immédiate d’une 15aine de nos camarades demandeurs d’asile et sans papiers, la Présidence a fait intervenir les forces de l’ordre sur le campus contraignant les occupants à lever l’occupation !
Une centaine de personne débraie actuellement le campus des quais et une 15aine personnes le campus de Bron. L’assemblée réunit immédiatement a décidé d’appeler à une manifestation ce jeudi soir à 16h.
RDV dans la cour centrale du campus des quais de Lyon 2 !!
Inscription immédiate de tous et toutes !
Régularisation de tous les sans papiers!
Nous ne laisserons pas faire !
Étudiant-es solidaires ! »

Conjuguée à des débrayages d’amphis, une manifestation dans la cour d’honneur de l’université a rassemblé entre 200 et 300 personnes à partir de 16h. Elles ont fini par pénétrer de force dans l’amphi d’honneur (lui aussi) où devait se tenir une conférence sur l’état d’urgence organisée par l’ordre des avocats de Lyon avec la présence annoncée du préfet du Rhône.

Jeudi 11 février, des étudiants du Collectif occupent l'amphi d'honneur de l'université Lyon 2 © Photo LB/Rue89Lyon

Jeudi 11 février, des étudiants du « Collectif des étudiant-es étranger-es, sans papiers et solidaires « occupent l’amphi d’honneur de l’université Lyon 2 © Photo LB/Rue89Lyon

Après une heure d’occupation et l’assurance que la conférence serait annulée, les étudiants sont sortis sous escorte de la police, une nouvelle fois « réquisitionnée » par la présidence de l’université (selon ses termes).

Pendant l’occupation qui a duré une heure environ, une étudiante venue du campus de Bron trouvait « inacceptable » d’appeler la police alors que se trouvaient sur place des étudiants sans-papiers susceptibles de se faire arrêter et conduire en rétention.

Un autre étudiant en licence de sciences politiques (sur les quais) occupait l’amphi car il trouvait « immoral et anormal que des sans-papiers n’aient pas accès à l’éducation ».

Le soir-même, les journaux locaux relaient cette occupation temporaire et la double intervention de la police.

Le reportage de France 3 évoque des « tensions » à Lyon 2.

Chez les enseignants, l’émotion est aussi palpable. Un communiqué signé par 25 professeurs retient surtout l’intervention de la police plus que le refus d’inscription des étudiants par la présidence.

Titré « Contre la politique répressive de la Présidence de Lyon 2/Solidarité avec les étudiant.es sans-papier !!! », ce texte est signé dans le week-end par des figures « critiques » de Lyon 2 comme Sophie Béroud ou Daniel Thin est mis en ligne ici. Extraits :

« Ce mercredi 11 février, la Présidence de Lyon 2 a enfin donné une réponse aux nombreuses demandes de rendez-vous émanant du Collectif des étudiant-e-s étrangers de Lyon sans papiers et solidaires : elle a décidé d’envoyer la police !
(…)
Non contente de mépriser leurs revendications, la présidence, en la personne de Norbert Landon a décidé d’appeler les forces de police à la rescousse afin d’évacuer les lieux. Sur place, on trouve également  plusieurs membres des RG qui prennent des photos. La Présidence de Lyon 2 en appelle à la police pour faire la chasse aux sans-papier !
(…)
Il est inacceptable que la Présidence tente ainsi d’écraser la solidarité et les luttes sociales à l’université.
(…)
Nous condamnons l’attitude inacceptable de la Présidence qui envoie les forces de l’ordre contre les étudiant.es sans-papier et leurs soutiens.
Nous affichons notre solidarité avec les étudiant.es mobilisées et exigeons leur inscription immédiate dans la filière de leur choix.

Chez les étudiants, comme chez les profs, c’est bien la double intervention de la police à l’université davantage que la situation des sans-papiers qui est mise en avant et reprise en boucle.

2. Des accusations de coups bas

Dès le lendemain, la présidence de l’université a envoyé un communiqué aux journalistes mais aussi à tous les étudiants, enseignants et personnels de l’université.
Signé par le président Jean-Luc Mayaud, ce dernier insiste sur le « déroulé » des faits pour « établir leur gravité ».
Après la première « réquisition des forces de l’ordre » qui est imputable au refus des étudiants de partir malgré toute une série d’engagements (lire le point 3), la présidence donne sa version de la manifestation/occupation de l’après-midi.

« La venue du Préfet (à la conférence sur l’état d’urgence, ndlr) ayant été annoncée sur les réseaux sociaux, le collectif s’est emparé de cette probable présence pour créer une nouvelle situation de confrontation. Au cours de la préparation technique de la conférence, alors que les agents de notre établissement fermaient les accès à la Cour d’honneur, des manifestants se sont rués sur les portes afin de forcer le passage, volant avec violence un trousseau de clefs de l’université. Nous déplorons solennellement ce nouveau coup de force, tentant la reproduction de la situation de 2013 sur les mêmes lieux, avec la même violence, les mêmes individus, les mêmes conséquences : plusieurs de nos agents aux urgences hospitalières et un vol, nous contraignant à une seconde réquisition de la force publique. »

Et de conclure :

« Les faits ainsi établis nous paraissent d’une gravité extrême, propre à susciter la crainte de nouvelles agressions et de nouveaux actes d’entraves à la vie de l’établissement. Nous ne saurions tolérer que l’université, ses personnels comme ses étudiants, mais aussi ses invités, soient otages de minorités violentes, quelles que soient les causes qu’ils avancent en justification de leur action. »

L'intervention des forces de police à l'université Lyon 2 jeudi 11 février a déclenché la colère des enseignants et étudiants © Photo LB/Rue89Lyon

L’intervention des forces de police à l’université Lyon 2 jeudi 11 février a déclenché la colère des enseignants et étudiants © Photo LB/Rue89Lyon

La présidence promet de déposer plainte et les « six agents brutalisés, certains victimes de coups, recevront tout le soutien voulu dans leurs démarches légitimes, et les étudiants identifiés comme violents seront convoqués devant le conseil de discipline ».

Naturellement, les étudiants du « Collectif des étudiant-es étranger-es, sans papiers et solidaires » ne font pas le même récit des événements. Théo, inscrit en licence info-com’, que nous avons rencontré :

« Il n’y a eu aucun blessé. Certes, quand on est entré dans l’amphi, il y a eu de la cohue. Des agents se sont peut-être faits marcher sur les pieds. Mais pas plus. Quant aux trousseaux de clés, c’est de la pure invention. Il n’y a pas eu de vol ! »

Pour lui, la présidence de l’université, par un tel communiqué, a essayé de discréditer leur mouvement. En guise de contre-attaque, le Collectif affirme que la serrure de leur local a été changée le vendredi soir.

3. La présidence n’est pas claire sur les conditions d’inscription des étudiants sans-papiers

Le président de Lyon 2 reste silencieux
Contactée par Rue89Lyon, la présidence de l’université Lyon 2 n’a pas donné suite.
Rue89Lyon

Dans son communiqué, le président de l’université Lyon 2 rappelle que le « Collectif étudiants étrangers » avait déjà été reçu la semaine dernière par le vice-président en charge de la formation « qui avait proposé une démarche bienveillante et sérieuse d’examen des dossiers en question ».

Face à cette « bienveillance », le « dialogue engagé en présence de trois Vice-Présidents » et « l’engagement réitéré que les personnes en question verraient leur dossier étudié par les commissions pédagogiques ad hoc », « la garantie d’un rendez-vous destiné à étudier des solutions plus durables », il est noté que le groupe a refusé de « se retirer ».

D’où la « réquisition des forces de l’ordre » et la première intervention des forces de l’ordre qui sont finalement restées à l’extérieur de la fac.

Mais la présidence oublie un détail d’importance.

Si le vice-président en charge de la formation a fait preuve d’ouverture jusqu’en janvier (ce que reconnaissent aussi les membre du Collectif), les portes se sont fermées après le dernier rendez-vous de début février.

Dans un mail envoyé le 6 février au Collectif, le vice-président Luc Baumstark informe les étudiants qu’il ne pourra plus inscrire d’étrangers cette année 2015-2016. Ce sera pour l’année prochaine :

« Il n’est malheureusement pas possible de donner une suite favorable à ces demandes et d’inscrire ces étudiants en cours d’année sur le second semestre dans des formations qui ont leur cohérence sur l’année.
Par ailleurs, les demandes d’accès pour tous les étudiants doivent être appréciées par les commissions d’accès. Je vous ai clairement indiqué que je dérogerai pas au principe d’une décision partagée avec les équipes pédagogiques et les responsables des composantes. Celles-ci commencent à préparer la rentrée prochaine. Les dossiers pour la rentrée 2016 notamment pour des demandes venant de l’étranger commencent à arriver.
Nous étudierons donc ces demandes d’accès avec bienveillance pour la rentrée prochaine en priorité. »

Pour le Collectif, il y a rétro-pédalage de la présidence de l’université alors qu’une vingtaine de sans-papiers ont pu être inscrits depuis le mois d’octobre.

« Lors de notre entrevue dans les couloirs de la présidence (de jeudi matin, ndlr), les Vice-présidents Landon, Péguy et Baumstark ont été contraints de reconnaître que la préfecture bloquait les inscriptions, et en bonne entente avec celle-ci, la présidence faisait le choix de relayer… de collaborer ! »

Finalement, dans un mail envoyé lundi 15 février au Collectif, la présidence semble revenir sur son refus d’inscription pour l’année en cours. Les événements de jeudi y sont certainement pour quelque chose.

« L’équipe présidentielle porte une attention particulière aux situations difficiles dans lesquelles se trouvent certaines personnes sans-papiers souhaitant intégrer notre université.
Les procédures exceptionnelles mises en place depuis la rentrée de septembre 2015 concernant les demandes de personnes sans-papiers à être inscrites dans notre établissement ont toujours été examinées, transmises aux directeurs des composantes et aux responsables des diplômes ad hoc, et ont fait l’objet d’un accompagnement individualisé. En dépit de l’utilisation de la force de personnes se réclamant de votre collectif pour faire parvenir au Vice-président formation de nouveaux dossiers, nous rappelons que la procédure d’examen demeure la même, à savoir une inscription conditionnée par :
– un projet de formation clair;
– un dossier qui ne soit pas irrecevable du point de vue pédagogique;
– un travail individualisé avec chaque personne;
– un avis favorable des doyens et des responsables pédagogiques. »

Lors du rendez-vous du mercredi 17 février proposé par la présidence de Lyon 2 à trois représentants du Collectif, la lumière n’a pas été faite sur ces conditions d’inscription.

Dans un communiqué, la présidence affirme d’un côté qu’elle va examiner « avec les directeurs de composantes » les douze dossiers soumis « avec célérité » et qu’elle est « soucieuse de prendre en compte ce caractère urgent ».

D’un autre côté, afin de « maintenir une équité dans le traitement des dossiers de demandes d’accès », l’équipe présidentielle a indiqué qu’elle accompagnerait « les personnes s’inscrivant dans cette démarche de préparation (…) de manière à accroitre les chances de réussite de chacun dans les diplômes envisagés ou proposés ». Le suivi de cours magistraux au titre d’auditeur libre serait notamment proposé.

Et de conclure :

« A l’issue de cette phase d’instruction responsable et cohérente, une autorisation d’inscription sera délivrée pour la rentrée 2016-2017 pour les candidatures retenues.

 »

En clair, la présidence n’envisage plus d’inscription pour cette année scolaire et un tri sera opéré parmi les dossiers déposés par le Collectif.

En plus des critères évoqués dans le mail (lire plus haut), la présidence semble ajouter le critère du pays d’origine :

« Au cours de cette réunion, il a été noté que ces dossiers (…) présentaient un degré d’urgence variable selon les pays d’origine ».

Contacté par Rue89Lyon, un membre du Collectif déplore le refus des inscriptions immédiates ainsi que ce nouveau critère évoqué par la présidence qui consiste à réaliser « un tri en fonction des origines des étudiants et de la situation géopolitique du pays ».

Dans un communiqué délivré après celui de la présidence, le Collectif réaffirme ses revendications :

« Nous voulons l’inscription immédiate de tous et toutes nos camarades et sans sélection.(…) Intégrer un cursus universitaire pour la rentrée prochaine si la candidature est retenue par les composantes est tout bonnement… la stricte procédure ordinaire. »

Et d’ajouter :

« Ce que feint ainsi de ne pas comprendre la Présidence, c’est que si nous revendiquons l’inscription immédiate de tous et toutes nos camarades demandeurs d’asile et sans-papiers, c’est bien en considération de l’urgence de la situation qui leur est réservée ici, en France ».

Après ce nouveau rendez-vous, le Collectif accuse toujours la présidence de bloquer ces inscriptions immédiates de sans-papiers « pour répondre aux souhaits de la Préfecture ».

4. Ce n’est que la première bataille : l’objectif reste la régularisation des étudiants

Le lundi 15 février, lors d’une AG post-occupation, environ 150 étudiants ont pu écouter les membres du Collectif. Des étudiants de Lyon 2 mais aussi des demandeurs d’asile ou des sans-papiers qui veulent s’inscrire.

Anna en licence de sciences politiques a replacé « la bataille pour l’inscription » dans une perspective plus large, celle de la régularisation de ces personnes.

« On veut faire un dépôt collectif d’une quinzaine de dossiers à la préfecture au début du mois de mars. »

En suivant le modèle des précédents collectifs de soutiens aux étudiants sans-papiers, le Collectif de Lyon 2 estime qu’une inscription à l’université permettra de monter de bons dossiers en vue de l’obtention de titres de séjour.

Les régularisations étant tout sauf évidentes, comme nous l’expliquions à ce moment-là, l’inscription à l’université est envisagée comme une première étape nécessaire mais pas suffisante.

Cela ne veut toutefois pas dire que ces étudiants cherchent une inscription de complaisance, assure Anna du Collectif.

« Ces personnes ont vécu des choses terribles en traversant la Méditerranée. Elles sont peut-être encore plus motivées pour suivre des cours que des étudiants français ».

Nous avons pu rencontrer Jean-Luc, un Togolais de 25 ans en demande d’asile ou Anis un Tunisien de 28 ans. Les deux parlent de leur grande solitude et de leur volonté de reprendre les études là où ils ont dû les laisser à cause du périple que représente le voyage pour atteindre l’Europe.

« Ça ne représente qu’une douzaine de personnes qui veulent s’inscrire dans des filières comme info-com, gestion ou autres, poursuit Anna. C’est dans les valeurs de cette université de leur tendre la main. »

5. Les réminiscences des autres luttes

Mais si la situation est si explosive à Lyon 2, c’est bien parce que les récentes crises de gouvernance et luttes sociales ont laissé des traces.

Jusqu’à ce jeudi 11 janvier, la dernière fois que la police était intervenue sur le campus des quais, c’était en novembre 2013. Une centaine d’étudiants avaient envahi le congrès extraordinaire de l’université en pleine crise sur la mise en place de la Communauté d’universités et d’établissements.
Le bilan avait été salé avec quatre agents de sécurité blessés, des coups de matraque et six interpellations. Plusieurs mois après, des exclusions d’étudiants « meneurs » avaient été prononcées.

Il y a un an, le mouvement des vacataires avait également ébranlé l’université.

Ces enseignants précaires avaient fini par obtenir une première victoire mais au terme de six mois d’un mouvement qui a mis en lumière les profondeurs de la précarité chez les enseignants.

> Article mis à jour le 18 février à 14h avec le communiqué de la présidence suite au rendez-vous avec une délégation du « Collectif des étudiant-es étranger-es, sans papiers et solidaires ».

> Mis à jour le 18/02 à 18h30 avec le communiqué du « Collectif des étudiant-es étranger-es, sans papiers et solidaires ».


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2 Commentaires postés

  1. Il fut un temps …
    Depuis le Moyen Age jusqu’à il y a quelques années, les Universités étaient des Refuges. La police n’avait pas le droit d’y entrer…Encore un droit perdu

    A Grenoble, mais je pense que c’est pareil dans toutes les Préfectures, les charmants fonctionnaires exigent des étudiants étrangers de prouver qu’ils auront 650 € mensuels pour vivre. Il ne faut pas qu’ils puissent vivre et étudier à la charge de l’état ! C’est ainsi qu’un jeune, préparant le bac, en France avec ses parents (sans papiers) depuis des années, voulant se renseigner pour l’année prochaine s’est fait envoyer dans les cordes, puisqu’il n’a pas les 650 €/mois requis. On pensait demander la même somme au conseil départemental pour les familles au lieu des quelques euros « généreusement » donnés, mais nous avons appris que le nouveau conseil départemental avait décidé de ne plus donner 1 sou aux familles sans papiers même avec de petits enfants, les laissant littéralement crever de faim.
    Bravo à tous ces étudiants pour qui « fraternité » a toujours du sens

  2. Une info qui peut intéresser chacun pour se faire son idée sur ce qui se passe dans cette université, Lyon 2 : il s’agit de la dernière plainte portée par cette université contre une ex-étudiante, présentée elle aussi comme ultra-violente, incivile, etc (« injurieuse et menaçante »). Le Parquet vient quant à lui d’abandonner les poursuites sur le dossier présenté, l’université partie civile présente donc dorénavant ses accusations uniquement par la voie de citation directe en chambre de la presse, pour une audience prévue le 15 mars prochain :

    http://crea-tifs.blogspot.fr/2016/02/affaire-sophie-perrin-le-parquet.html

    Selon l’ex-étudiante, c’est depuis qu’elle s’est opposée pacifiquement à son éviction injuste de l’accès au doctorat au sein de cette université, qu’elle est décrite, auprès de la justice notamment, de la sorte (l’action pacifique telle que décrite et construite par l’étudiante : http://crea-tifs.blogspot.fr/2013/09/la-verite-sur-mon-action.html ).