Cultures 

C’est bien beau d’être artiste #24 : Michel Laubu nous amène Carmen en bus

actualisé le 16/12/2015 à 09h42

Michel Laubu, installé dans la région mais parcourant le vaste monde (Indonésie, Russie, Islande), est le premier ambassadeur de la Turakie, un pays que le metteur en scène a imaginé et dont il tient, création après création, la chronique avec sa compagnie.

Le Turak Théâtre a pour particularité de recycler des objets pour en faire des marionnettes, grandes ou petites,  qui viennent promener leur poésie dans notre monde.

Michel Laubu

Michel Laubu, derrière le toréador de « Une Carmen en Turakie ».

A l’occasion des 30 ans de la compagnie, une vrai fausse En cyclo-pédie à travers la Turakie a été éditée. Ce très beau livre de 256 pages, présentée récemment à la librairie Vivement Dimanche, est paru tout dernièrement aux Editions Fage de la Croix Rousse.

Riche de photos et de croquis, il propose en sept chapitres de prendre le chemin de la Turakie en cyclo ou à pied. On peut découvrir « La faune et la flore » de ce pays, « Les sciences et techniques », tout savoir « Des origines » et des « Paysages ».

On peut même, prendre « Un ticket de transport amoureux » avec le dernier chapitre qui présente la genèse de la toute dernière création de la compagnie, Une Carmen en Turakie, présentée au théâtre des Célestins, visible du 15 au 31 décembre 2015.

Une création et un livre anniversaire : cela méritait de passer Michel Laubu à la moulinette de notre questionnaire « Orgueil et Préjugés ».

Rue89Lyon : Votre premier geste artistique ?

Michel Laubu : A 14 ans, j’ai construit une clarinette basse avec des tubas de piscine, je n’étais pas musicien mais plutôt motivé par l’idée de bricoler, assembler.

Quelle pratique artistique trouvez-vous intolérable ?

Faire souffrir des branches de brocolis.

Quelle est pour vous la plus grosse arnaque artistique ?

Monter des spectacles en faisant croire que c’est de l’archéologie.

Votre pire souvenir pendant un spectacle ?

Dans le In d’Avignon, on jouait Depuis hier, 4 habitants et une personne a fait un malaise, sans doute à cause de la chaleur… J’étais sur scène et j’ai vu les pompiers arriver, on ne sait pas ce qui se passe et il faut continuer à jouer, c’était très perturbant.

« Le gouvernement islandais a eu le courage de mettre en prison des banquiers pas nets ! On en parle peu »

Avec lequel de vos parents pensez-vous avoir un problème ?

Avec ma mère, je suis né en Moselle, et là-bas, la mère est loin…

A quelle personnalité politique pourriez-vous dédier un de vos spectacle ?

Au gouvernement islandais qui a eu le courage de mettre en prison des banquiers pas nets ! On en parle peu.

Le dernier produit culturel consommé/acheté/emprunté ?

La BD « Les vieux fourneaux, tome 3 », j’avais lu le 1 et 2 et c’est croustillant.

Avez-vous déjà sacrifié votre art pour de l’argent ?

Non, la question ne s’est jamais posée.

« Un vrai métier, ça n’existe pas ! »

Le projet d’une nouvelle création, c’est 1/ se refaire une santé financière, 2/ montrer que vous êtes (toujours) en vie, 3/ prouver à un plan drague que vous êtes artiste contemporain ?

Réponse 2, à chaque création, on se prouve à nous-mêmes qu’on est toujours en vie, c’est une nécessité.

Et sinon, vous comptez faire un vrai métier, un jour ?

Non, cela n’existe pas !

>> Michel Laubu présentant « Une Carmen en Turakie », spectacle de fin d’année aux Célestins, joué du 15 au 31 décembre.

 

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Catherine Quiblier
Catherine Quiblier
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