Économie 

Dans la métropole de Lyon plus on est jeune, plus on est pauvre

actualisé le 07/01/2016 à 14h24

Les récents chiffres de l’INSEE confirment ce que de nombreux acteurs de terrains annonçaient : dans la métropole de Lyon, ce sont les ménages les plus jeunes qui sont davantage touchés par la pauvreté.

Par Laurent Burlet et Bertrand Enjalbal


Le revenu disponible et la pauvreté monétaire par commune

Le 2 juin, l’institut a mis en ligne les chiffres au niveau communal concernant le taux de pauvreté et sa ventilation par tranches d’âges et par commune en France. Enfin, presque tous puisque ceux concernant les très petites communes (secret statistique) ou les sous-populations trop faibles n’apparaissent pas. Regroupés au sein du fichier Filosofi (pour Fichier Localisé Social et Fiscal), ils résultent d’un regroupement des données fiscales et des prestations sociales.

Grâce aux données rendu publiques par l’INSEE, Rue89Lyon a pu établir la « carte de la pauvreté » dans la métropole de Lyon (voir ci-dessus).

Au niveau communal, ces chiffres confirment des situations déjà connues : la pauvreté se retrouvent surtout dans les villes de l’Est Lyonnais (Vaulx-en-Velin, Vénissieux, Saint-Fons).

Sur le territoire de la métropole de Lyon, le taux de pauvreté tel que défini par l’INSEE, s’élève à 14,8%. Sans surprise, les chiffres les plus frais traités par l’INSEE (2012), montrent des taux de pauvreté élevés dans l’Est lyonnais, sur un arc Rillieux-la-Pape/Givors. Dans Lyon intra muros, les 1er, 7e, 8e et 9e arrondissements sont les plus « pauvres » de la ville.

l’INSEE Rhône-Alpes avait présenté les résultats d’une étude sur la pauvreté dans les trois grandes agglomérations rhônalpines.

Une rupture nette après 50 ans

Les chiffres ont donc tendance à confirmer plutôt qu’à révéler des situations. Toutefois, la présentation des chiffres par tranches d’âge au niveau communal permet de percevoir ce qu’on voit peut-être un peu moins. Dans la métropole de Lyon, la pauvreté touche davantage les jeunes ménages. 21,3% des ménages de moins de 30 ans sont concernés et 16,2% des ménages entre 30 et 39 ans. A l’inverse, les ménages de +75 ans ou compris entre 60 et 74 ans sont concernés pour respectivement 11% et 8% d’entre eux.

En visualisant les chiffres par tranches d’âges des ménages pour les 5 villes présentant les plus forts taux de pauvreté, on constate cette situation. La pauvreté chute de façon nette au-delà de 50 ans.

 

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