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Michel Neyret, l’ex-« superflic de Lyon », va-t-il comparaître devant un tribunal correctionnel ?

Le parquet de Paris vient de demander le renvoi devant le tribunal correctionnel de Michel Neyret ainsi que de huit autres personnes. Parmi elles, son épouse, un ancien des « stups », trois anciens policiers ainsi que de l’avocat lyonnais David Metaxas.

Michel Neyret, ex-numéro 2 de la PJ lyonnaise, était-il corrompu ? C’est la question qui devrait être posée en cas de procès, après une arrestation en 2011 qui avait ébranlé la sphère policière et médiatique.

Michel Neyret en compagnie de David Metaxas au cours d'une soirée lyonnaise. Photo Facebook.

Michel Neyret en compagnie de David Metaxas au cours d’une soirée lyonnaise. Photo Facebook.

En septembre 2011, le « superflic » de Lyon est placé en garde à vue par l’IGS, la police des polices. Il est alors soupçonné d’avoir accepté des cadeaux de bandits et d’avoir pris des libertés pendant l’exercice de sa fonction de commissaire.

Il est notamment accusé d’avoir rendu certains services à Gilles Benichou, le frère de l’un de ses « indics », ainsi qu’à d’autres membres présumés du milieu lyonnais. Il est aussi soupçonné d’avoir informé certains d’entre eux sur le «contenu de dossiers judiciaires traités par son service et par d’autres services de police».

Michel Neyret a admis avoir effectué des « prélèvements » dans des saisies de drogue pour « récompenser ses informateurs ». Il s’est justifié en évoquant « une pratique ancienne » et en mettant en avant « son désir d’être efficace dans sa lutte contre les malfaiteurs ».

Michel Neyret a concédé des « imprudences » en acceptant des « faveurs » mais l’ancien super-flic réfute tout enrichissement personnel.

C’est au juge d’instruction de se prononcer sur le renvoi ou non de ces neuf personnes devant le tribunal correctionnel. Il comparaîtrait alors pour violation de secret professionnel, corruption et trafic d’influence passif par personne dépositaire de l’autorité publique, association de malfaiteurs, recel d’une montre de luxe, détournement de scellés de stupéfiants, détention, offre ou cession de ces produits.

Il risquerait jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et un million d’euros d’amende.

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