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Anti-FN à Lyon : deux manifestants condamnés

Sur les seize personnes interpellées lors de la manifestation anti-FN du 29 novembre, deux était poursuivies devant le tribunal correctionnel de Lyon. Après un premier renvoi, deux jeunes hommes étaient convoqués ce jeudi. Ils ont été condamnés à six mois de prison avec sursis pour l’un et 70 heures de travail d’intérêt général pour l’autre.

Les deux jeunes de 19 et 20 ans avaient été interpellés aux alentours du pont de la Guillotière, du côté de la place Bellecour, alors que la manifestation avait déjà connu son lot de casse.

Le premier, un étudiant en BTS à Reims, était accusé d’avoir jeté un panneau de signalisation sur un policier. Mais sans l’atteindre. Des photos le montrent également en train jeter une pierre en direction des forces de l’ordre. Il a également tenté de desceller des carreaux du parapet du pont de la Guillotière pour en faire des projectiles.

Le second, un intérimaire de Montpellier, était également accusé d’avoir lancé une pierre en direction d’un policier.

Les deux policiers, parties civiles dans l’affaire, ne déplorent aucun jour d’ITT.

Les deux manifestants anti-FN ont reconnu les faits.

 

Pas de « participation à groupement »

Dans son réquisitoire, le procureur a demandé six mois de prison dont trois avec sursis, notamment parce qu’ils étaient poursuivis pour avoir fait partie d’un groupe, placé en queue de la manifestation duquel provenaient des projectiles.

Les deux accusés ont finalement été relaxés de ce chef d’accusation de « participation à groupement ». L’étudiant de Reims a été condamné à six mois de prison avec sursis. Quant à l’intérimaire montpelliérain, il devra s’acquitter de 80 heures de TIG (travail d’intérêt général).

L’avocat de l’étudiant, Bertrand Sayn, estime qu’il s’agit d’un « bon résultat » :

« Le tribunal a reconnu que ce ne sont pas des casseurs professionnels. On a trouvé aucun marteau sur eux, comme ceux qui ont pu être utilisés pour briser des vitrines. Ils n’ont pas de casier judiciaire et ne sont pas connus des services de renseignement ».

Lors l’audience de comparution immédiate, qui avait abouti au renvoi du procès, la substitut du procureur avait tenté de brosser le portrait de participants à une « bande de casseurs », notamment en s’appuyant sur un tract trouvé sur l’un d’eux, décrit comme le « parfait manuel de survie du militant ».

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