Vigies 

Un journaliste de Lyon Capitale entendu par la police lyonnaise

Par AFP (via challenges.fr)


Dans sa livraison de novembre, le mensuel Lyon Capitale dénonce une « violation délibérée du secret des sources » dont a été victime l’un de ses journalistes de la part d’un juge d’instruction et de la police.

Le 9 octobre, notre confrère Slim Mazni qui enquête depuis de longs mois sur l’affaire dite des « ripoux de Véninissieux »  a été entendu comme témoin. Au même moment, quatre de ses « sources » étaient placées en garde à vue au commissariat de Villeurbanne.

Ces interrogatoires sont la conséquence d’une rencontre, le 12 avril 2014 à Lyon, entre ces cinq personnes et un homme, témoin sous X, celui-là même qui a témoigné de l’existence d’un soit-disant « corrupteur » de policiers à Vénissieux, avant de se rétracter.

Filature pour un rendez-vous avec un journaliste

Selon Lyon Capitale, « une filature a été organisée ce 12 avril et des photographies du rendez-vous ont été prises ».

C’est dans le cadre d’une enquête préliminaire pour « violences volontaires avec préméditation sans ITT » que les « sources » de Lyon Capitale et le journaliste ont été entendus. Mais selon le parquet, cité par l’AFP (via challenges) « il n’est pas question d’atteinte à la confidentialité des sources ».

Ouverte fin juin, quelques jours après une agression du témoin sous X, cette enquête visait à déterminer si des protagonistes impliqués ou gravitant autour du dossier avaient pu se livrer à des « pressions pour l’amener à témoigner dans un certain sens », a expliqué le parquet :

« Le journaliste a été entendu d’ailleurs comme témoin, pour attester de la réalité de faits auxquels il a assisté et non pour ses sources. »

L’enquête devrait être classée sans suite très prochainement.

« La pseudo-atteinte aux sources n’est pas le sujet », a déclaré à l’AFP (via le parisien) le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), Albert Doutre :

« Nous ne cherchons pas à identifier les sources puisque ces prétendues sources, nous les connaissions ».

Filature et convocation d’un journaliste par la police ainsi que quatre placements en garde à vue des ses sources, le directeur de publication de Lyon Capitale Didier Maïsto tire les conclusions dans un édito :

« Il s’agit d’une atteinte évidente au secret des sources des journalistes avec, pour y parvenir, la fabrication intégrale d’un dossier visant à discréditer notre titre et à l’inciter à aller enquêter ailleurs. »

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