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A Vénissieux, Alexandre Gabriac pas retoqué et toujours devant les caméras

actualisé le 25/03/2014 à 09h17

Figure de l’extrême droite radicale très présente dans de nombreux médias, Alexandre Gabriac, ultranationaliste candidat à Vénissieux, a paradé ce dimanche dans les salons de la préfecture, suivi par les caméras de M6. Il fait un score de 11,49% et se prépare à un second tour. Le préfet aurait voulu d’autres suites pour cette candidature, même s’il devra finalement l’accepter.

Alexandre Gabriac, n°3 de la liste d'extrême droite "Vénissieux fait front". Crédit : Rue89Lyon.

Alexandre Gabriac, n°3 de la liste d’extrême droite « Vénissieux fait front ». Crédit : Rue89Lyon.

Dans cette commune de l’Est lyonnais, tenue par le PC depuis 80 ans, période pendant laquelle le PS ne s’était jamais présenté en face, le FN n’a pas fait de « poussée ». Normal, il ne s’est pas présenté, au profit d’une liste montée par deux ultranationalistes, Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac, élus sous les couleurs du FN mais exclus du parti d’extrême droite depuis. Le premier pour s’être déclaré « antisémite, anti-sioniste et anti-juifs » et le second pour plusieurs photos où on le voit faisant un salut nazi.

Ils étaient à la tête pour le premier des Oeuvres françaises et pour le second des Jeunesses nationalistes, deux groupuscules dissous par le ministre de l’Intérieur en juin 2013.

Dans les salons de la préfecture, Alexandre Gabriac marchait sous les dorures avec un plaisir non dissimulé. Suivi de deux équipes de M6 (dont celle de Zone Interdite). Jean-François Carenco, préfet du Rhône, a soigneusement évité de le croiser, pour ne pas le saluer :

« Je ne parle pas aux gens en dehors de la République. »

Le préfet nous a déclaré dimanche qu’il ferait ensorte que cette liste intitulée « Vénissieux fait front » (même nom que la liste FN de 2008) ne soit pas acceptée à cause des candidats qui y figurent contre leur gré.

« 19 colistiers ont indiqué de manière formelle ne pas souhaiter figurer sur la liste »

Jean-François Carenco avait saisi le procureur de la République au moment du dépôt des listes ultranationalistes pour le premier tour, mais il n’avait « pas eu le temps » de réunir les preuves nécessaires montrant que les listes étaient montées avec des candidats-fantômes. Et bien que la police ait identifié 19 personnes non consentantes sur la liste d’Yvan Benedetti, Jean-François Carenco a finalement indiqué lundi qu’il la recevait :

« Après  des  consultations  juridiques  approfondies  et  analyse  de  la  jurisprudence  duConseil d’Etat (décision du Conseil d’;Etat, statuant au contentieux  -« élections municipales de Noisy-le-Sec » du 18 octobre 2002, p. 740 du Recueil  Lebon),  le refus du Préfet d’enregistrer  une liste validée au premier tour, même irrégulièrement, et ayant obtenu un nombre significatif de suffrages présente un risque d’annulation du scrutin

C’est donc pour ne pas encourir ce risque au regard de la jurisprudence constante du Conseil d’Etat que la liste de M. BENEDETTI n’a pas fait l’objet d’un refus ‘enregistrement. »

Il envisage toutefois des « réponses appropriées » en vue des résultats du second tour qui, pour l’heure, devraient plutôt avantager l’actuelle maire communiste Michèle Picard.

>Mise à jour lundi 24 mars à 17h40, suite au communiqué du préfet

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