Elections municipales 2014  Politique 

[Appli] Municipales dans le Grand Lyon : qui se présente dans ma commune ?

actualisé le 24/03/2014 à 16h44

Nous sommes à deux semaines du premier tour des élections municipales, le dimanche 23 mars prochain. Il s’agit maintenant de connaître les candidats qui se présentent dans votre commune. Rue89Lyon vous mâche le travail en proposant une carte interactive du Grand Lyon, où nous vous présentons, pour chaque commune, les listes déposées à la préfecture.

La droite au Nord, la gauche au Sud

Mode d’emploi de la carte

Pour découvrir quels candidats se présentent dans votre commune, cliquez sur cette dernière pour voir apparaître une bulle informative. Cette carte interactive fonctionne sur deux niveaux : les 58 communes du Grand Lyon et les 9 arrondissements de Lyon. Pour accéder à ces derniers, il suffit de décocher « Les 58 communes » dans « Visible layers ». Vous pourrez ainsi savoir qui se présente dans votre arrondissement.

À cinq semaines du scrutin, il est temps de faire le point sur la situation politique actuelle du Grand Lyon. Sur les 58 communes de l’agglomération, une commune est tenue par un maire Divers gauche, 5 sont tenues par le Front de gauche, 6 par l’UDI, 8 par l’UMP, 13 par le PS, et 25 par des maires de Divers droite. Parmi ces derniers, 23 siègent au groupe Synergies-Avenir au Grand Lyon, un regroupement de « petites communes » de l’Ouest lyonnais officiellement sans étiquette politique mais dont les maires sont souvent classés à droite sur l’échiquier politique.

En observant cette carte interactive, vous l’aurez remarqué : le Grand Lyon apparaît coupé en deux. Les mairies du Nord-Ouest du Grand Lyon sont principalement détenues par des élus Divers droite (DVD), tandis que les mairies du Sud-Est lyonnais sont principalement détenues par des élus socialistes et Front de gauche. Surprenant ? Pas vraiment si on tient compte du niveau de vie des électeurs de l’Ouest lyonnais, une zone du Grand Lyon où la valeur des biens immobiliers est plus élevée que dans le reste de l’agglomération.

 

L’UMP à la conquête de l’Ouest 

L’enjeu de ces élections pour l’UMP : reconquérir l’Ouest lyonnais, actuellement aux mains d’élus de Divers droite, afin, à terme, de recouvrer la présidence du Grand Lyon. À Tassin-la-Demi-Lune par exemple, le maire sortant Jean-Claude Desseigne (UDI) brigue un troisième mandat. Face à lui, figure notamment son propre adjoint aux finances, l’UMP Pascal Charmot. Habituellement uni avec Jean-Claude Desseigne dans une liste commune, le candidat UMP de Tassin a donc préféré se lancer lui-même dans cette élection.

Pourtant, dans certaines communes, l’objectif de l’UMP risque d’être compliqué à atteindre, comme à Collonges-au-Mont-d’Or, où le candidat UMP Claude Reynard doit se sentir bien seul face à 3 candidats de Divers droite.

 

Huit maires sur dix repartent

Si vous appréciez le travail accompli par votre maire, a priori vous pourrez le réélire : dans le Grand Lyon, 8 maires sur 10 briguent un nouveau mandat. En effet, sur les 58 maires du Grand Lyon, pas moins de 46 ont choisi de rempiler, tandis que 12 préfèrent s’arrêter là.

Mis à part à Mions (PS), Pierre-Bénite (PCF), et Sainte-Foy-lès-Lyon (UMP), les neuf autres maires qui ont choisi de ne pas se représenter sont de Divers Droite et siègent dans le groupe Synergies-Avenir.

 

Lyon : turn-over des maires d’arrondissement

Si 80% des maires du Grand Lyon ont choisi de briguer un nouveau mandat, à Lyon intra muros en revanche, le turn-over municipal est plus important : quatre maires d’arrondissements ne se représentent pas, soit presque la moitié. La socialiste Alexandrine Pesson à Lyon 5e en fait partie, tout comme Jean-Jacques David (UDI) à Lyon 6e, Jean-Pierre Flaconnèche (PS) à Lyon 7e et l’écologiste exclu d’EELV Alain Giordano à Lyon 9e.

Rappelons que si les électeurs lyonnais votent pour leur maire d’arrondissement, c’est pour mieux élire le maire de Lyon. Pour les candidats à la mairie centrale, le but du jeu est donc de placer les bonnes têtes de liste aux bons arrondissements afin de remporter le plus d’arrondissements possible.

Ces têtes de liste ne seront d’ailleurs pas nécessairement les maires de ces arrondissements une fois les élections passées. C’est le cas par exemple d’Odile Belinga, la tête de liste PS du 1er arrondissement, que Gérard Collomb a choisie pour batailler contre l’actuelle maire exclue du PS Nathalie Perrin-Gilbert, qui porte l’étiquette Gram associée au front de gauche. Si Odile Belinga remporte l’arrondissement, c’est le nom d’Yves Fournel, l’actuel adjoint à la petite enfance, qui ressort pour être le maire du 1er. Dans le 9e, où Gérard Collomb s’est placé comme tête de liste PS, c’est Hubert Julien-Laferrière, ancien maire de cet arrondissement, qui devrait retrouver le fauteuil du maire en cas de victoire socialiste.

 

Max Vincent, maire de Limonest, champion du cumul dans le temps

Dans le Grand Lyon, le champion en titre du cumul des mandats dans le temps est en poste à Limonest. Maire de cette ville de l’Ouest lyonnais depuis 1979, il semblerait que Max Vincent (UDI) soit loin de se lasser de l’exercice puisqu’il brigue cette année un septième mandat. D’autant que ses concurrents ne se bousculent pas au portillon : à ce jour, le maire sortant est seul dans cette course aux municipales. Et c’était déjà le cas lors des dernières élections en 2008. Un titre de champion du rempilage qu’il obtient finalement sans trop d’effort.

Pourtant, s’il est réélu en mars prochain, il achèvera ce septième mandat en 2020 et aura occupé le siège de premier magistrat de Limonest pendant 41 ans. Il s’approcherait alors dangereusement du record historique d’Edouard Herriot, maire de Lyon de 1905 à 1957, soit plus d’un demi-siècle.

 

Les guerres fratricides à gauche…

Moins d’assurance chez les maires socialistes de Bron, Rillieux-la-Pape et Décines qui vont chacun devoir faire face à une liste de gauche concurrente voire dissidente. À Rillieux par exemple, pas moins de sept candidats sont dans la course. Le maire socialiste sortant, Renaud Gauquelin a choisi de se représenter. Sans se douter qu’une partie de son équipe municipale allait se retourner contre lui, menée par Jean-Christophe Darne, son actuel adjoint aux finances et surtout fils de Jacky Darne, ancien maire de Rillieux et ancien président de la fédération du PS du Rhône, parti dont il vient d’être exclu.

Du côté de Bron, la maire sortante Annie Guillemot (PS), brigue un 4ème mandat, avec le soutien des écologistes. Mais c’était sans compter sur la candidature de son ancienne adjointe, Elisabeth Brissy-Queyranne, l’épouse du président du Conseil régional, Jean-Jack Queyranne, qui a lui-même été maire de Bron de 1989 à 1997.

Quant au maire sortant de Décines,  Jérôme Sturla (PS), il brigue un deuxième mandat. Parmi ses concurrents figure le communiste Michel Buronfosse, lui-même à la tête d’une liste Front de Gauche avec dans ses rangs… la socialiste dissidente Farida Boudaoud.

À noter également la situation particulière de Vénissieux, où la maire sortante, Michèle Picard, brigue un deuxième mandat à la tête d’une liste Front de Gauche-Parti communiste. Mais pour la première fois depuis 80 ans, les communistes devront affronter une liste socialiste, puisque Lotfi Ben Khelifa, actuellement adjoint au maire, a choisi de se présenter à la tête d’une liste PS, en union avec le Parti Radical de Gauche.

 

… et les batailles non moins armées à droite

À Ecully et Charbonnières-lès-Bains, c’est à droite que se jouent des luttes fratricides. Maire d’Ecully depuis 2001, Yves-Marie Uhlrich (UDI) brigue un 3ème mandat. Face à lui notamment, Régis Blanc, à la tête d’une liste UMP. Lors des dernières municipales en 2008, cet élu UMP, qui était alors le premier adjoint d’Yves-Maire Uhlrich, s’était présenté contre son maire. Il retente sa chance cette année.

À Charbonnières-les-Bains, les électeurs ont pour l’instant le choix entre quatre listes… de droite. Une liste UMP avec Laurent Sauzay comme à sa tête et trois listes Divers droite :

  • Pascal Formisyn, adhérant à l’UMP et actuel adjoint aux finances du maire, a perdu l’investiture de l’UMP mais n’a pas pour autant renoncé à se présenter
  • Sébastien Arcos, qui a décidé d’entrer en campagne alors qu’il était pourtant proche de la liste Formisyn
  • Et Gérard Eymard, l’adjoint aux Finances de l’ancien maire Vincent Bourgogne.

 

Sainte-Foy-les-Lyon sous tension

Double guerre à Sainte-Foy-les-Lyon, où la gauche ET la droite se divisent. À gauche, Eric Pommet, Radical de gauche soutenu par la direction du PS du Rhône et investi par le bureau national, part face à l’écologiste Monique Cosson soutenue par une partie des socialistes de la section de Sainte-Foy-les-Lyon.

À droite, Michel Chapas, le maire sortant de Sainte-Foy, a décidé de ne pas rempiler, cédant la place à Véronique Sarselli qui se présente à la tête de la liste UMP de la ville, avec le soutien de l’UDI. Mais c’était sans compter sur Gilles Assi, premier adjoint du maire actuel, qui a décidé de mener une liste Divers droite après avoir été exclu de l’UMP pour avoir refusé de rejoindre Véronique Sarselli.

Bron, Vénissieux, Charbonnières ou encore Sainte-Foy… Autant de communes à suivre pendant ces élections municipales. Rendez-vous dans un peu plus d’un mois pour une carte comparative.

 

> Article publié initialement le 19 février. Mis à jour le 8 mars après la clôture du dépôt des listes le 6 mars.

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L'AUTEUR
Lucile Jeanniard
Lucile Jeanniard
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