Vigies 

Dans une filiale de Brink’s, grève des convoyeurs de fonds en véhicules banalisés

actualisé le 23/11/2013 à 21h09

A Lyon, une dizaine de salariés de la société Protecval sont en grève pour protester contre leurs conditions actuelles de travail et demander une augmentation de salaire, annonce le Progrès.

Protecval est une filiale de l’un des géants du transport de fonds, Brink’s, qui développe une pratique autorisée depuis une dizaine d’années par la réglementation : le convoyage de l’argent dans des véhicules banalisés pour des sommes inférieures à 30 000 euros.

En novembre dernier, des employés lyonnais de Prosegur, travaillant en véhicules banalisés, avaient également fait grève pour des motifs similaires.

Cité par le Progrès, un des salariés grévistes de Protecval décrit des conditions de travail encore pire qu’à Prosegur.
Sur leur contrat (CDI), nulle mention de convoyage de fonds, ils sont juste « chauffeurs livreurs ». Quand ils sont seuls, ils ont 30 000 euros avec eux. Lorsqu’ils sont par équipe de deux, ils transportent jusqu’à 100 000 euros (contrairement à ce que prévoit la réglementation), pour un salaire de 1 189 euros par mois.

Les convoyeurs de fonds « normaux » travaillent par équipe de trois, disposent tous d’un pistolet, d’un gilet par balle et d’un fusil à pompe entreposé à l’intérieur du fourgon blindé alors que les convoyeurs en véhicules banalisés n’ont ni arme ni protection : « On ne peut même pas emporter une bombe lacrymogène ou un pistolet à impulsion électrique avec nous. Si on nous attaque, on se retrouve sans défense ».

A lire sur leprogres.fr

 

Partager cet article

L'AUTEUR
Rue89Lyon
Rue89Lyon
Premier pure player d'informations lyonnais. 100% gratuit, indépendant et participatif.
En BREF

Jean-Paul Bret parle publiquement de son cancer : les hommes politiques et la maladie

par Rue89Lyon. 830 visites. 1 commentaire.

Pour sa rentrée, David Kimelfeld règle son pas sur le pas de Gérard Collomb

par Laurent Burlet. 757 visites. 1 commentaire.

Géolocalisation par Snapchat : « Si on me tue un jour, on pourra me retrouver »

par Rue89. 624 visites. Aucun commentaire pour l'instant.