Vigies 

Qui sont les opposants au Grand Stade de l’OL ?

actualisé le 17/12/2013 à 00h50

Les opposants au Grand stade de l’OL continuent à faire parler d’eux. Lemonde.fr est allé à leur rencontre.

« Au départ, c’était le coup de gueule d’une dizaine de riverains qui ne voulaient pas de ça chez eux », raconte Didier Paulin, 50 ans.

Ce directeur technique d’entreprise n’est pas un militant dans l’âme. Mais depuis que le club de l’Olympique lyonnais (OL) a choisi de construire son « Grand stade » à Décines (Rhône) – l’un des sites d’accueil pour l’Euro 2016 – à quelques dizaines de mètres de son pavillon, sa vie a changé.

Didier Paulin passe plusieurs heures par semaine à animer l’association Carton rouge, créée en mai 2007. Première source d’opposition à ce stade de 58 000 places espéré à l’horizon 2015, l’association revendique aujourd’hui 400 adhérents. Et se montre très active : manifestations, blocages du tramway et de la circulation autour de la rocade qui longe le site d’une quarantaine d’hectares, à l’est de l’agglomération lyonnaise…

« On a été un déclencheur d’un questionnement beaucoup plus large, un révélateur sur les dysfonctionnements de notre société », estime Didier Paulin.

Après Carton rouge, une trentaine d’autres associations se sont fédérées dans une même opposition à un futur stade qui n’est pas seulement un projet d’équipement sportif. Ses promoteurs le comparent à l’Allianz Arena de Munich, avec ses boutiques, ses hôtels, son économie. Au fil des mois, des enquêtes publiques, des recours et des pétitions, la réflexion s’est élargie.

« Ce qui nous a choqués , c’est cette façon d’utiliser la notion d’intérêt général en faveur d’un stade privé, en utilisant la communication et les médias pour faire taire notre voix », dit Franck Buronfosse, 47 ans, président de Carton rouge.

Dans sa maison toute proche du chantier en préparation, cet agent d’EDF, syndicaliste depuis quelques années, sent bien que « les citoyens ne supportent plus la mainmise des politiques sur des décisions qui les concernent directement. »

 

Déficit démocratique

Carton rouge avait obtenu 4 000 signatures pour réclamer un référendum local, soit plus du quart de l’électorat de Décines. Refus de la mairie, désagréable sensation de ne pas être entendu. Les opposants ont toutefois obtenu le soutien de Philippe Meunier, député (UMP) de la circonscription. « Une fois les élections passées, les politiques se font rares, ils vont revenir avec les municipales », prédit Franck Buronfosse.

L’exemple de Notre-Dame-des Landes est dans tous les discours. Au déficit démocratique s’ajoute l’impression d’une utilisation détournée des finances publiques alors que le tour de table du financement privé du projet, évalué à 400 millions d’euros, n’est pas officiellement connu.

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