Société 

L’extrême droite nationaliste visée par deux procédures de dissolution

actualisé le 19/12/2013 à 09h22

Le groupuscule d’extrême droite d’Alexandre Gabriac, conseiller régional Rhône-Alpes élu en Isère, n’est pas le seul dans le viseur du gouvernement. Comme les Jeunesses nationalistes, l’Oeuvre française, organisation néofasciste présidée par Yvan Benedetti, conseiller municipal à Vénissieux, fait l’objet d’une procédure de dissolution tout juste lancée par le ministère de l’Intérieur.

Alexandre Gabriac, crédit : Rue89Lyon.

La préfecture du Rhône explique en ces termes la démarche :

« A ce stade, il s’agit de demander à ces deux associations des éléments pour leur défense dans le cadre d’une procédure contradictoire. (…)

Ce qui est reproché à ces deux associations, ce sont des propos et des actes qui mettent en cause l’intégrité de la République en propageant une idéologie incitant à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation ou une race. »

Serge Ayoub, à la tête d’un autre groupuscule, Troisième Voie, et de son service d’ordre Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), a annoncé ce mardi qu’il procédait lui-même à la dissolution de l’ensemble, « pour l’honneur, pour ne pas être dissous par d’autres », selon l’AFP via FranceTVinfo.

Les associations réunies notamment au sein du Collectif de vigilance contre l’extrême-droite avait demandé aux autorités publiques, aux élus locaux, de prendre des positions fermes vis-à-vis des agissements des groupes d’extrême droite radicale, particulièrement actifs à Lyon. Si Gérard Collomb, maire PS de la ville, n’a jamais pris la parole sur la question, Jean-Jack Queyranne, président PS de la région Rhône-Alpes a, lui, récemment demandé cette dissolution au ministère de l’Intérieur.

Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac s’étaient fait élire sous l’étiquette du Front national. Mais ils ont tous les deux été exclus du parti de Marine Le Pen, le premier pour s’être déclaré « antisémite, anti-sioniste et anti-juifs », le second pour avoir été vu en train de faire le salut nazi sur une photo circulant sur le net.

Alexandre Gabriac s’était particulièrement illustré lors des nombreuses et récentes manifestations contre le mariage gay, par des actions « coup de poing » et médiatiques telles qu’il les affectionne.

Le 18 juin dernier, SOS Racisme lançait pour sa part une campagne visant à faire de Lyon une « capitale de la résistance », à l’opposé de sa réputation de bastion de l’extrême droite.

> Mise à jour mardi à 19 heures avec l’annonce de Serge Ayoub. 

 

 

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