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A Lyon, les facteurs grévistes occupent la direction départementale de la Poste

actualisé le 21/01/2014 à 11h17

Les facteurs du 8e arrondissement de Lyon sont entrés ce jeudi 2 mai dans leur 32e jour de grève. Une vingtaine d’entre eux ont envahi à 9h le premier étage de la poste de Bellecour (place Antonin Poncet), où se trouve la direction départementale de La Poste.

Les négociations sont au point mort selon l’intersyndicale CGT-Sud. Ces derniers comptent occuper l’étage jusqu’à une réponse positive de leurs revendications, explique Frédéric Poncet, représentant départemental de Sud. 

« On a pris des sacs de couchage et de la nourriture, on partira pas tant qu’on aura pas de réponse concrète. »

La venue d’Olivier Besancenot il y a 15 jours n’aura pas fait avancer leur mouvement. Les facteurs du 8e arrondissement sont en grève depuis le 1er avril dernier.

Ils s’opposent à une restructuration de leur organisation de travail qui se traduit par une baisse du nombre de tournées et une augmentation de la charge de travail. Ils dénoncent également l’embauche, selon eux illégale, d’intérimaires pour « casser la grève ».

« Entre 20 000 et 30 000 courriers par jour restent à Corbas, les recommandés ne sont pas assurés, même si La Poste assure le contraire. À Montplaisir le travail est assuré, mais dans les quartiers plus populaires comme Mermoz, c’est une autre histoire…»

La direction de La Poste a affirmé à l’AFP (via ouest-france.fr) que cette « adaptation » faisait suite à la baisse des volumes du courrier, -11 % entre novembre 2010 et mars 2013.
Cette même direction affirmait également qu’il n’y avait aucun impact sur les remises et les collectes de courrier, le relevage des boîtes aux lettres de rues, le dépôt du courrier et les boîtes postales.

Mise à jour du vendredi 3 mai :

Une dépêche AFP, via Leparisien.fr, informe que les grévistes ont été contraints de quitter les locaux de la direction départemental du Rhône. La direction s’est expliquée jeudi soir :

« Leur départ est consécutif aux règles de sécurité du bâtiment, que La Poste est tenue de respecter, juste avant le déclenchement de la télésurveillance et des alarmes. »

La direction ajoute qu’une rencontre est possible ce vendredi 3 mai. Le syndicat sud à quant à lui réagit dans un communiqué.

« À 19H30 les grévistes ont reçu en mains propres un courrier les menaçant de sanctions. En plus d’aggraver les conditions de travail des postiers et de dégrader encore plus le service public postal, la Poste menace en plus ses propres Facteurs de sanctions. »

Article mis à jour suite à une dépêche AFP reprise par Leparisien.fr

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