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Manif anti-mariage gay : l’extrême droite radicale devant la Justice

actualisé le 25/01/2014 à 10h44

Ce jeudi 25 avril, le tribunal de grande instance de Lyon devait statuer sur les cas de deux manifestants anti-mariage gay, militants au sein de mouvements de l’extrême droite radicale. Ils passaient en comparution immédiate pour des faits de violence et de rébellion survenus mardi dernier, dans le 7e arrondissement, lors d’une manifestation sauvage.

La première affaire concernait Jérémy H., un infirmier psychiatrique de 22 ans, présenté comme un des responsables des Jeunesses nationalistes de Lyon. Il est poursuivi pour des faits de rébellion et de violence sur agent dépositaire de la force publique.

Défendu par Pierre-Marie Bonneau, l’avocat des nationalistes tout droit venu de Toulouse, il était soutenu dans la salle par quelques membres du mouvement, dont Alexandre Gabriac, son fondateur.

Jérémie H. a nié avoir frappé ou avoir entravé le travail des forces de l’ordre et a évoqué une « perte d’équilibre » pour justifier le coup reçu par le policier.

La semaine dernière déjà, il avait été interpellé lors de la tentative d’occupation des locaux de la fédération PS du Rhône avec huit autres nationalistes. Mais lui n’avait pas été poursuivi.

Alors que le procureur réclamait une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis et une peine d’amende, le président du tribunal a renvoyé la balle au parquet, qui a finalement saisi un juge d’instruction pour l’ouverture d’une enquête.

 

Interdiction de pénétrer dans le département du Rhône

Le second prévenu, apprenti frigoriste de 24 ans, est membre des identitaires. En tant que supporter de l’OL, il est déjà connu des forces de police. Il a notamment été condamné en 2012 pour des dégradations de véhicules à Saint-Etienne.

Il est poursuivi pour avoir frappé une photo-journaliste avant d’être interpellé par les forces de l’ordre auxquelles il aurait également donné des coups. La scène s’est déroulée vers 20 heures, toujours aux abords des universités, sur les quais du Rhône, 40 minutes avant que Jérémie H., le nationaliste, soit lui-même interpellé.

Il a refusé la comparution immédiate. Une prochaine audience aura lieu dans un mois. D’ici là, le président du tribunal lui a « interdit de pénétrer le territoire du Rhône sauf pour suivre ses études ou passer ses examens ». Le prévenu est donc libre mais devra résider chez ses parents en Haute-Loire.

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