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Anti-mariage gay : quatre ultra-nationalistes mis en examen

actualisé le 26/01/2014 à 04h45

Mercredi, neuf militants d’un groupuscule d’extrême droite avaient été interpellés alors qu’ils tentaient d’occuper la fédération PS du Rhône, après avoir donné rendez-vous à une vingtaine de journalistes.

Au terme de 48 heures de garde à vue, ils ont été présentés ce vendredi après-midi au procureur de la République, qui n’a pas mégoté sur les moyens.
Une information judiciaire a été ouverte « pour faire toute la lumière » sur les échauffourées qui ont eu lieu entre ces représentants des « Jeunesses nationalistes » et la police.

Les neuf militants ultra-nationalistes sont poursuivis pour rébellion et violences en réunion sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Quatre ont été présentés au juge d’instruction et mis en examen. Placés sous contrôle judiciaire, ils ont interdiction de se rencontrer les uns les autres.

 

Les micros de Canal +

Parmi les quatre, on trouve le fondateur des Jeunesses nationalistes, le conseiller régional exclu du FN, Alexandre Gabriac.
Les cinq autres, dont la participation a été considérée comme moins importante, seront présentés prochainement au juge d’instruction.

Selon le parquet, le fait qu’Alexandre Gabriac ait été équipé d’un micro par des journalistes de Canal Plus lors de la tentative d’occupation du siège du PS, va faire l’objet d’investigations.

Yvan Benedetti, chef de l’Oeuvre française, était dans le coup. Mis en examen, il est également poursuivi pour provocation à la discrimination et à la haine raciale.

Les neuf prévenus sont sortis libres du tribunal, accueillis par une vingtaine de supporters, dont la conseillère régionale FN, Liliane Boury.

L’ouverture de cette information judiciaire intervient après la multiplication, ces dernières semaines, des actions de l’extrême droite lyonnaise contre le projet de loi sur le mariage pour tous.

Après Manuel Valls qui avait dénoncé les tentatives d’intimidation de ces groupuscules d’extrême droite, le préfet du Rhône,  Jean-François Carenco, avait condamné des « agissements contraires aux règles fondamentales de la démocratie ». Il avait réclamé la plus grande « fermeté » de la part des services de police. Le parquet l’a également entendu.

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