C’est un coup de gueule que relate l’AFP (via leprogrès). Celui de Jean-François Carenco, préfet du Rhône, dans le cadre de la reprise d’activité de l’usine de toiles cirées Veninov à Venissieux. Ou plutôt, la non-reprise de l’activité.
Windagher, le groupe autrichien qui s’était engagé en juin dernier auprès du tribunal de Nanterre à relancer l’usine avec 40 à 50 ex-salariés de Veninov, n’a pas tenu ses promesses. Il y a 15 jours, Jean-François Carenco avait même fixé un ultimatum au groupe autrichien pour présenter un nouveau plan de reprise. Début janvier, Windagher a présenté ce nouveau business plan, avec à la clé seulement 11 à 15 employés repris. Une plan qui provoque la consternation du côté de la préfecture du Rhône, très engagée sur le sujet :
« Ce projet n’est pas conforme aux engagements consignés dans une ordonnance du tribunal de commerce de mai dernier ».
Le préfet Carenco réclame « de nouvelles propositions crédibles » :
« Faute de quoi, on rentrera de nouveau dans un bras de fer. J’ai l’impression qu’on m’a menti et je n’aime pas cela. On ne se moque pas de la République comme cela. Si Windhager comptait faire une affaire immobilière, c’est raté. »
De leur côté, les ex-salariés de Veninov, sont toujours mobilisés pour éviter que le groupe autrichien ne « pille » les cylindres, qui servent à dessiner les motifs des toiles cirées, comme l’explique ce reportage de France 3.
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