Cultures 

Summertime… Ou quoi faire cet été à Lyon

«Voilà l’été, voilà l’été, voilà l’été-é-é», chantaient les Négresses Vertes. Certes, mais une fois qu’on a dit ça, comment étancher sa soif de musique estivale quand justement on n’a ni l’intention de chanter tout l’été, ni l’intention de quitter la région lyonnaise. Éléments de réponse.

Chaque année, l’Onisep publie un ouvrage intitulé «Que faire sans le bac ?». C’est un peu la même vaste question qui se pose l’été venu : «Que faire l’été quand, rapport à l’augmentation de la recrudescence, à la crise, ou tout simplement du fait de l’absence de vacances, on est coincé à Lyon tel le renard dans un piège de braconnier ?».

Se ronger la patte n’étant pas la solution – ce sont des choses qu’on regrette vite dès lors qu’on doit courir derrière un bus, rare en été-, l’amateur de musique aura quand même le loisir, s’il se remonte les manches, de se mettre quelques concerts sous les esgourdes.

Pour cela, il peut commencer par remercier les Nuits de Fourvière qui ne remballent pas le matos avant la fin du mois de juillet. Et ô miracle, la plupart des concerts restant ne sont pas (encore) complets – exception faite de l’Éclat Final avec Brigitte et Arthur H et du hobo Charlie Winston.

 

Summer session

Voilà donc qu’il reste au programme de quoi bien combler sa fin de mois de juillet avec les bluesmen touaregs de Tinariwen (23 juillet), l’un des meilleurs groupes du monde – et on ne plaisante pas – ; l’ex-ministre de la Culture brésilien et apôtre du Tropicalisme Gilberto Gil, à voir le 26 juillet si vous l’avez loupé dans l’un des 76 autres festivals auxquels il participe cet été ; la Björk française Camille (avec tout ce que cela implique) et surtout François & the Atlas Mountains, l’un des meilleurs groupes du monde – et on ne plaisante pas – le 27 juillet, puis Dionysos, Carmen Maria Vega et leurs univers à prendre ou à laisser, le lendemain.

Et en guise de pré-éclat final, Bon Iver, le plus mystérieux des folkeux américains – si tant est qu’on puisse encore le qualifier de folkeux. Mais les Nuits ne doivent pas faire de l’ombre aux quelques belles initiatives encore en route en cette fin de mois de juillet : soit la dernière Summer Session du Transbo avec Civil Civic le 19 juillet, un duo australien, fameux mélange de sons distordus et d’expérimentations, fort utile pour soigner son début de burn-out.

Le Transbo qui via son club, partagera avec la Marquise la programmation du Bass Boat Festival qui comme son nom l’indique sera trois soirs durant, du 19 au 21 juillet, consacré à la Bass Music (drum ‘n’ bass, dubstep, deep house, UK Garage, les vrais savent).

 

Cruel summer

On pourra aussi aller faire quelque tour du côté de Vienne, notamment pour les Authentiks et son éclectisme de bon aloi : Hubert-Félix Thiéfaine, Izia, Asaf Avidan et nos Lyonnais de Fake Oddity si l’on est plutôt branché rock, le 19 juillet. Il faudra en revanche attendre le lendemain pour Groundation, Foreign Beggars et le Klub des Loosers si l’on est plutôt dans l’esprit reggae ou hip-hop.

Mais le Théâtre Antique de Vienne, pas fatigué par Jazz à Vienne ou les Authentiks, est aussi comme chaque année, le… théâtre de concerts «prestige». Avec en tête cette année, le 24 juillet, un étonnant triptyque Selah Sue, Catherine Ringer et surtout Citizens! : LES anglais du moment, produits par Alex Kapranos de Franz Ferdinand et labellisés par Kitsuné, c’est dire le niveau de branchitude. Un peu moins branchés mais toujours dotés de l’électricité – disons d’une bonne dynamo – Simple Minds fera concurrence à distance à Tinariwen, la veille.

Puis d’un coup, il fera beaucoup trop chaud et une chape de plomb et de vide s’abattra : le terrible mois d’août. Certains hagards iront, le 3 août, acclamer Toto, toujours à Vienne. Toto, le groupe, pas le héros des blagues de notre enfance, encore que cela revienne un peu au même. À moins d’avoir la présence d’esprit le même soir, comme tous les vendredis de l’été, de profiter des soirées Cruel Summer à la Plateforme, à haute teneur en électro et en boissons estivales.

Voilà qui nous permettra d’arriver chauds comme la braise pour aller se plonger dans le lac de Miribel Jonage à l’occasion de ce qui est le chaînon manquant entre les festivals estivaux et la reprise des hostilités de la rentrée : Woodstower. Les pieds dans l’eau car on pourra y assister, entre autres, à un concert subaquatique. En parallèle, une programmation tout à fait avenante comprenant Joeystarr, The Stranglers, Kavinsky (le gars de la BO de Drive), Birdy Nam Nam, Alpha Blondy et le stand-upper à la mode, Le Comte de Bouderbala.

Et voilà, c’est la rentrée.

Texte et sélection par Stéphane Duchêne

 

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