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L'heure de la migration pour Nicolas Le Bec (màj)

Le chef doublement étoilé Nicolas Le Bec a annoncé mercredi qu’il quittait Lyon pour s’« expatrier en Chine », à Shanghai, où il devrait ouvrir un restaurant gastronomique début 2013. Il vend donc ses deux établissements lyonnais, dont sa brasserie « Le Comptoir de la Rue Le Bec », rue Grolée (2e arrondissement), négocié au célèbre chef bressan Georges Blanc pour 580 000 euros.

La cession de son second restaurant de 2 000 m2 situé à la Confluence, « la Rue Le Bec », qui aurait initialement dû être concrétisé en « fin de semaine » dernière, selon le chef, ne sera pas finalement bouclée avant le 28 août prochain, faute de repreneurs. A cette date, le tribunal de commerce de Lyon, qui a placé l’établissement d’une quarantaine de salariés en redressement judiciaire mardi matin, ré-examinera le dossier.

« Ca a été un projet magnifique, mais maintenant j’ai envie de passer à autre chose. J’ai du mal à rester en place », a confié à l’AFP le breton d’origine, arrivé à Lyon en juillet 2000.

Pour ce chef, étoilé à seulement trente ans et marié à une ressortissante de Hong Kong, la Chine devrait être le nouvel eldorado :

« Ce que j’ai ressenti à New York dans les années 90, quand j’y ai fait mes classes, je le ressens aujourd’hui à Shanghai avec ses 23 millions d’habitants. C’est est une ville bouillonnante et vivante et j’aime la culture asiatique qui répond à mes attentes. »

Un projet de restaurant gastronomique de 800 m2 au 4e étage d’un immeuble du quartier des affaires de Shanghai est en phase de finalisation.

Mais après seulement dix années passées sur Lyon, ce départ surprise de Le Bec ne traduit-il pas la baisse de régime de celui qui est longtemps passé pour un petit génie des fourneaux, chef de file d’un nouveau mouvement de cuisiniers ? Le chef s’en défend :

« Je ne pars pas parce que c’est un échec. En 2006, il faut se rappeler qu’à Confluence, personne ne voulait y aller. Ce ne sont ni des problèmes financiers, ni ma femme qui m’ont poussé, ni les Lyonnais qui m’ont jeté. Mais la routine me fait peur. »

En ce qui concerne « Le Comptoir de la Rue Le Bec », son nouveau propriétaire, Georges Blanc, implanté à Lyon depuis 2001, prévoie de le transformer en « restaurant de viandes haut-de-gamme ». Cette brasserie (et son septième établissement) sera renommé « Le Centre, Brasserie Georges Blanc depuis 1990 ». Une quinzaine de salariés travailleront autour du chef japonais qui dirige actuellement les cuisines de son restaurant trois étoiles de Vonnas (Ain). Un « challenge motivant » pour le chef de 70 ans qui prévoie déjà d’étendre le concept à Saint-Tropez :

« C’est un nouveau défi, on va tester une nouvelle offre, car avoir une offre qui se renouvelle c’est très important pour fidéliser la clientèle. »

Des clients qui sont donc attendus dès octobre prochain, dans ce restaurant dont la façade devrait être repeinte en rouge. Le rouge, la couleur de la chance, du faste et du bonheur pour les chinois.

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