Politique  Tribune 

La promesse de la réforme contre le cumul des mandats doit être tenue !

Ce sont des rumeurs inquiétantes. L’interdiction du cumul des mandats politiques serait reportée. Cela aurait des conséquences gravissimes en matière de parité. François Hollande s’apprête-t-il oui ou non à conduire cette réforme nécessaire à la démocratie et qui en est même le révélateur ?

Dans la nouvelle Assemblée Nationale élue en juin dernier, 339 députés sur 577 cumulent divers mandats, 121 des 331 sénateurs sont maires, présidents de Conseil général ou de Conseil régional.

Pratiquement tous les parlementaires, soit députés, soit sénateurs sont au moins, conseillers municipaux ou généraux. Cette situation est exceptionnelle en Europe et montre bien qu’il faut engager une réforme contre ce cumul anormal.

C’est d’ailleurs la promesse de François Hollande dans le n° 48 des ses 60 engagements pour le France : « Je ferai voter une loi sur le non-cumul des mandats. Je renforcerai la parité entre les femmes et les hommes (…) contre les partis qui ne la respectent pas. »

Cet engagement, les femmes (et beaucoup d’hommes) qui ont voté pour la gauche s’engagent à en réclamer l’application concrète. C’est une réforme qui peut être conduite rapidement et qui a l’avantage de ne pas être coûteuse!

Les dispositions nouvelles de l’article premier de la Constitution française : « la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux fonctions électives » ne sont sans doute pas suffisamment contraignantes comme le montre l’adoption, sous Nicolas Sarkozy, du mode de scrutin des nouveaux conseillers territoriaux, qui favorisera de fait les élus en place et souvent cumulards.

Cette réforme condamnant le cumul des mandats permettrait aussi de diversifier la classe politique en ouvrant les scrutins à de nouveaux élus et de renouveler l’intérêt des français pour une vraie participation à la vie citoyenne. Pour mener ces réformes, il faut du courage politique. Que François Hollande sache que nous le soutiendrons dans cette mesure tout en étant très vigilantes et exigeantes.

En 1817, Stendhal notait : « L’admission des femmes à l’égalité parfaite serait la marque la plus sûre de la civilisation ».

 

Par l’association Les LYONNES. Créée en 2001 à Lyon, elle vise à pour promouvoir et à étendre la parité dans toutes les instances élues.

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