Cultures 

À qui sera décerné le prix Lumière 2012 ? Les paris sont ouverts…

Lors de la présentation du Festival Lumière 2012, Thierry Frémaux, à la tête de l’Institut Lumière et directeur délégué du festival de Cannes, n’a pas oublié de souhaiter un bon anniversaire au maire de Lyon Gérard Collomb mais il n’a pas annoncé le prix Lumière de cette édition 2012. Pas encore fait, pas encore tout à fait décidé… On se charge de lui souffler quelques suggestions.

 

« Habemus Prix Lumierus »

Le cinéaste italien Vittorio de Sica, dont l’oeuvre a largement été oubliée depuis sa mort en 1974, Max Ophüls, réalisateur majeur entre les années 30 et les années 50, ou encore l’acteur et crooner américain Dean Martin figureront en bonne place dans cette nouvelle grand messe du septième art. Mais pour ce qui est des hommages aux vivants, c’est encore l’inconnu. Décerné chaque année depuis trois ans, le Prix Lumière doit récompenser un acteur ou un réalisateur pour « l’ensemble de son oeuvre ». Clint Eastwood en 2009, Milos Forman en 2010 et Gérard Depardieu en 2011 ont déjà reçu la distinction.

Déception ce mercredi : personne n’a été en mesure de révéler le nom du lauréat 2012. Mais « Habemus Prix Lumierus », a promis Thierry Frémaux. Le directeur général de l’Institut Lumière a parlé d’« une petite fumée numérique » qui sortirait sur le site du festival dans les prochains jours..

D’ici là, les paris sont ouverts :

 

Le prix aux copains : Nanni Moretti

Thierry Frémeaux est fidèle en amitié. Il avait récompensé Clint Eastwood en 2009, après avoir également salué très officiellement à Cannes son oeuvre cette même année, par une « Palme d’Or hommage« . Cette fois, on peut imaginer que Nanni Moretti, réalisateur d’Habemus Papam, est en bonne position pour tenir le rôle de la star du festival 2012. Thierry Frémaux l’a déjà nommé cette année président du festival de Cannes et ne tarit pas d’éloges à son égard.

 

Le prix qui a de la gueule : John Carpenter

Spécialiste des films d’horreur et de science-fiction depuis les années 70, John Carpenter a contribué à développer ces genres parfois négligés en réalisant Halloween, la nuit des masques ou The Thing, particulièrement intenses.

A lui tout seul, le concept d’Invasion Los Angeles (They Live), justifierait une médaille. Dans ce long-métrage de 1988, le personnage principal trouve une paire de Ray Ban lui permettant de voir les extra-terrestres déguisés en humains et contrôlant leur destinée. On applaudirait des deux mains un tel prix.

 

Le prix de la crise : Djinn Carrénard

Ce réalisateur d’origine haïtienne s’est fait connaître à l’automne 2011 avec le « film guérilla » Donoma, réalisé avec seulement 150 euros. De quoi satisfaire n’importe quel ministre des finances en ces heures de restrictions budgétaires. Problème : difficile de récompenser « pour l’ensemble de sa carrière » un cinéaste qui n’a sorti qu’un seul film.

 

Le prix décérébré : Robert Rodriguez

Le réalisateur texan a donné leurs lettres de noblesse à l’hémoglobine, aux zombies et aux armes en général en réalisant Sin City, Planète Terreur ou Une nuit en enfer. Il est le seul à pouvoir faire tenir un film sur une histoire de mexicain armé d’une machette en quête de vengeance.

 

Le prix de la musique qui reste dans la tête : John Williams

Le Festival Lumière rend hommage à Lalo Schifrin, musicien et compositeur à qui l’on doit notamment la bande originale de Mission Impossible. Pourquoi ne pas aller plus loin et administrer le prix Lumière à ceux sans qui certains films n’auraient pas la même saveur ?

John Williams, le maître du genre, a ainsi créé la musique originale de Star Wars, E.T., Indiana Jones, Jurassik Park ou encore Harry Potter. À voir s’il a de la place sur sa cheminée : il a déjà remporté cinq Oscar.

 

Le prix de tous les prix : Chuck Norris

Pour sa contribution à l’histoire du cinéma via des films cultes tels que La Fureur du dragon dans lequel il combat Bruce Lee, sa maîtrise des arts martiaux et les neuf saisons de Walker Texas Ranger, Chuck Norris mériterait cet honneur.

Mais le prix est-il à la hauteur de la légende ? Comme l’affirme l’une des nombreuses blagues dont il fait l’objet :

« Quand un acteur gagne dix Oscar, il a droit à un Chuck Norris ».

 

Celui qui n’aura pas le prix : Martin Scorcese

Son nom a circulé quelques temps, peut-être davantage dans l’espoir de le voir débarquer à Lyon que d’après des infos fondées. En tout cas c’est non, le réalisateur à la filmographie gargantuesque (Taxi Driver, Raging Bull, Casino, La Dernière Tentation du Christ, Aviator, Shutter Island, Hugo Cabret…) n’aura pas le prix Lumière 2012, Thierry Frémeaux l’a confirmé ce mercredi. Stop aux rumeurs.

Des idées ?

Festival Lumière 2012 : du 15 au 21 octobre.

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L'AUTEUR
Mathieu Perisse
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