Par Dalya Daoud | Rue89Lyon  |   12 décembre 2011 22:40

Le procès du « petit paysan » contre Monsanto

Pesticides / « Ce n’est pas un petit cultivateur, il a 240 hectares, il est informé des dangers des produits. » Le géant industriel américain Monsanto a tenté de casser son image de firme amorale capable d’empoisonner un agriculteur isolé, devant le TGI de Lyon. Le paysan en question, Paul François, se bat sans relâche pour que soit reconnue la responsabilité de Monsanto dans les pathologies avec lesquelles il doit vivre, depuis qu’il a inhalé son puissant herbicide en 2004.

 


Crédit photo : Maxppp ©PHOTOPQR/SUD OUEST/Theillet Laurent

 

D’une certaine manière, l’avocat de la société Monsanto a raison. Paul François n’est pas un « petit paysan ». Il est loin du cliché de l’agriculteur peu causant, uniquement préoccupé par son travail sacerdotal, voire méfiant des « choses de la ville ». Avec un look smart, chaussures pointues et jeans, Paul François a fait face à la multitude de journalistes qui se sont bousculés ce lundi après-midi au TGI de Lyon :

 

« Je me battrai jusqu’au bout, au-delà de ce procès ».

 

L’agriculteur céréalier est globalement affaibli par les ennuis de santé qu’il cumule. Mais il s’est dit « reboosté » ces dernières semaines, à l’approche du procès contre la société Monsanto, fabricant d’un produit désherbant désormais retiré du marché, le Lasso.

 

 

Des bégaiements, des migraines… et Parkinson ?

 

En avril 2004, Paul François, qui cultive maïs, blé et colza en Charentes, procède au nettoyage d’une cuve d’une capacité de 2500 litres, à l’aide d’une solution Lasso et eau. Une mixture qu’il utilise depuis 15 ans. Quand il ouvre la cuve, il s’avère qu’elle n’est pas vide, il reste environ une centaine de litres, et Paul François prend en pleine figure les vapeurs du produit dilué. « Plus qu’une inhalation, on peut parler de gazage », décrit François Lafforgue, avocat de l’agriculteur. C’est un accident. La femme de l’agriculteur, infirmière, le conduit tout de suite à l’hôpital. Mais la réactivité du couple n’empêchera pas ce qu’on peut assimiler à une descente aux enfers, avec des étapes bien identifiées.

 

Cela commence par des bégaiements, pendant une dizaine de jours. Apparaissent des vertiges durant tout l’été et le mois de septembre qui suivent le « gazage ». Paul François connaît alors des absences, dont l’une au volant de sa moissonneuse-batteuse. Entre temps, il a fait appel au centre anti-poison de Bordeaux. Puis à celui d’Angers. Aucun ne prescrit quoi que ce soit. L’agriculteur multiplie les visites dans différents hôpitaux, avant d’atterrir à la Pitié-Salpêtrière, en février 2005. On y procède enfin à des analyses d’urine, et on conclue à une intoxication au monochlorobenzène, l’ingrédient solvant du Lasso. En mai 2005, une seconde analyse, des cheveux cette fois, aboutit à la conclusion que Paul François a aussi été intoxiqué à l’alachlore, le principe actif du produit fabriqué par Monsanto. On retrouve davantage de produit sur les pointes que sur les racines, ce qui induit que l’intoxication date un peu.

 

La reconnaissance de sa maladie professionnelle relève du parcours du combattant. Tant au niveau de la recherche de preuves scientifiques qu’au niveau juridique, dans la bataille qui l’oppose à Monsanto. La cour d’appel de Bordeaux confirme en 2010 le lien entre l’inhalation du produit et la maladie neurologique qui frappe Paul François.

 

Seconde étape aujourd’hui : le procès au TGI de Lyon, qui pourrait permettre à Paul François de faire retenir la responsabilité civile de Monsanto, avant de demander une énième expertise qui évaluera le préjudice subi. L’avocat détaille : des douleurs cérébrales réveillent l’agriculteur, obligeant sa femme à lui administrer en piqûres des doses de cheval d’antalgiques, en pleine nuit. Il évoque une déficience du bras gauche chez Paul François, « qui peut être le signe d’un Parkinson », précisant toutefois que des tests doivent être faits prochainement.

 

 

Monsanto admet sans complexe la nocivité de ses produits

 

Pour Jean-Philippe Delsart, l’avocat de la société Monsanto, une question reste entière : « Que s’est-il passé ce 27 avril 2004 ? ». Non seulement la société américaine met en doute la réalité du « gazage », mais elle affirme qu’aucun lien de cause à effet ne peut être fait entre l’inhalation du Lasso dilué dans de l’eau, et les pathologies avérées de Paul François. Une bataille d’experts s’est engagée depuis de longs mois entre l’agriculteur et Monsanto. Les dossiers pèsent lourds, chacun voulant s’attribuer l’argument scientifique.

 

Selon Jean-François Lafforgue, Monsanto a manqué à son devoir de vigilance et d’information, notamment sur l’étiquetage du produit. Pendant l’audience, l’avocat de l’agriculteur a tenu à démontrer la toxicité du Lasso, retiré du marché en 1985 au Canada, puis en 1992 au Royaume-Uni, en Belgique également, et en 2007 en France. Ce que Monsanto n’a pas cherché à nier. Jean-Philippe Delsart est formel : l’étiquetage du produit Lasso précisait bien qu’il fallait l’utiliser en se protégeant, il était en conformité avec la réglementation en vigueur.

 

« La société Monsanto a toujours prétendu vendre un produit qui est nocif. Et contre lequel il faut se protéger ».

 

La phrase résonne. Paul François aurait été négligent dans la manipulation du produit dont il était familier depuis 15 ans. Est-il donc le seul responsable de ses maux ? L’agriculteur évacue la question :

 

« La protection telle que Monsanto la préconise n’est pas suffisante ! Et puis parfois il peut vous arriver de ne pas mettre votre ceinture de sécurité, c’est comme ça. J’aurais pu raconter des bobards, dire que j’avais tout l’équipement nécessaire quand j’ai ouvert la cuve. J’étais seul quand c’est arrivé. Mais non, j’ai été transparent. »

 

 

Impossible de travailler sans « la firme »

 

L’affaire opposant Paul François à Monsanto fait parler d’elle depuis longtemps. À côté des journalistes, les représentants de la Confédération paysanne se sont eux aussi massés dans la salle d’audience. Certains voudraient bien qu’il s’agisse là du procès d’une profession en souffrance contre le lobby industriel, surpuissant et incontournable. Pourtant, Paul François refuse toute récupération syndicale. Pas un souci pour Véronique Léon, secrétaire nationale de la Confédération paysanne :

 

« Il n’a pas fait appel aux syndicats, ce n’est pas grave, on le soutient quand même dans son procès contre Monsanto. Il y a encore beaucoup de paysans qui traitent leurs récoltes, c’est sûr. Mais nous on se bat pour une agriculture paysanne. Pas forcément bio, mais qui respecte la nature, l’emploi, et le consommateur. »

 

Ils attendent beaucoup de ce procès, « il fera jurisprudence », affirme Jean-Luc Juthier, représentant de la Confédération paysanne de la Loire.

 

Quand on lui pose la question de l’agriculture intensive, celle qu’il a donc longtemps pratiquée et dont il a été victime, Paul François répond avec des formules qui sonnent comme des slogans :

 

« Aujourd’hui, c’est plus d’agronomie, moins de chimie ».

 

Il ne parle pas de bio, mais il assure ne plus faire de l’agriculture « comme dans les années 80 ». Plus jamais de Monsanto dans son exploitation ? Trop compliqué encore aujourd’hui, selon lui :

 

« Je vous mets au défi de trouver des semances qui ne soient pas du Monsanto. Ils ont la majorité du marché. »

 

Le céréalier est sorti de la salle d’audience « confiant », sous les lumières des caméras. Dans un article que lui consacrait Libération en 2008, le journaliste écrivait que Monsanto n’avait pas eu de chance de tomber sur Paul François. Le tribunal rendra sa décision le 13 février prochain.

 

 

Aller plus loin

Le Parlement adopte une proposition de loi sur les semences réutilisées par les agriculteurs d’une année sur l’autre.

 

 Légende photo : Paul François et son avocat, à la cour d’appel de Bordeaux en 2010.

 

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36 Commentaires

  1. Si les produits Monsanto sont nocifs pour son utilisateur, que doit on en penser pour la Terre et puis pour les céréales que Paul François produisait, et puis pour l'alimentation produites avec les céréales de Paul François et pour nous qui mangions l'alimentation produites avec les céréales de Paul François??????
    Merci à lui et autres productivistes, merci à Monsanto, merci…
    Bon courage à lui pour son combat.

  2. Article purement à charge contre Monsanto. Est qu'il existe encore des journalistes capable d'analyser les deux cotés d'un procès? En tous cas cela fait longtemps que je n'en ai pas rencontré surtout s'il s'agit de pesticides. Même si on peut avoir des raisons de ne pas aimer Monsanto ou même tous les phyto, on n'avance pas beaucoup dans la compréhension de ces affaires en se contentant de lynchage médiatique.

    • moi je trouve qu'à la lecture de cet article, on n'est vraiment pas sûr que l'agriculteur va gagner…

    • Vous êtes un employé de Monsanto ou votre souci du respect de l'environnement n'appartient pas à votre univers?
      Quand à la justice, vous voulez peut-être qu'on renverse les rôles, La pauvre victime Monsanto si riche, si puissante qui va faire pression pour être lavée de soupçons d'empoisonnement.
      Je trouve cet agriculteur courageux, seul face à ce lobby.
      respectueusement.
      Pat.K

    • Bien sûr que les journalistes doivent être interpellés de cette paresse intellectuelle (paresse… dans le meilleur des cas) qui s'est installée depuis des années dans les rédactions; plus d'enquête ou si peu. Pire encore, plus de vérification ou si peu des dépêches et même parfois des rumeurs évidentes qui sans avoir à fournir aucun effort tombent confortablement sur leurs bureaux, sans se poser les questions déontologiques ni se demander à qui profite le crime.
      Mais, de la même manière, ne devrions-nous nous interpeller nous mêmes, lecteurs/citoyens de notre inertie, passivité et consentement à prendre pour de l'argent comptant ces flux d'informations/désinformations/vérités/contrevérités sans fournir de notre part aucun effort, ou si peu, pour tâcher d'approcher mieux ce que nous vivons et de la confronter avec ce que nous subissons comme contre-information de ce qu'est notre réalité?
      Par exemple, l'on nous parle de "la dette", de "la crise" comme si c'étaient des plaies envoyées par des extraterrestres surpuissants, et nous nous replions sur nous mêmes, tremblotants de la même manière que, j'imagine, nos ancêtres primitifs regardaient la tonnerre lorsque elle grondait.
      Ce que je veux dire, c'est qu'en tant que citoyen(ne)s nous avons aussi des obligations, et si "personne ne sait tout sur tout, pas plus l'élu que le citoyen, pas plus le technicien que l'usager…" nous pouvons aussi essayer de mieux comprendre le monde qui nous entoure.
      A propos des pesticides, voici une université populaire participative proposée en 2009, où d'ailleurs la parole était donne à Paul François, et où bien d'autres intervenants ont pu exprimer leur différents points de vue: http://www.desirsdavenir.org/upp/universites-popu…
      toutes les interventions sont ici disponibles.

      De la même manière, quantité de réunions et débats participatifs sont organisés sur tous les territoires, proposés sur de sujets d'intérêt collectif par pas mal d'associations citoyennes, qui devraient nous aider à enrichir notre perception et à avancer " dans la compréhension de ces affaires", à aiguiser notre sens critique sans nous contenter "de lynchage médiatique", à exercer notre rôle actif citoyen.

  3. " Aller plus loin" Commençons donc par utiliser de bonnes "semences" sinon nous nous exposons à de nombreuses semonces!

  4. "procède au nettoyage d’une cuve d’une capacité de 2500 litres, à l’aide d’une solution Lasso et eau. "
    Je pense qu'il y a un soucis dans la rédaction : il nétoie la cuve qui contient une solution de lasso et pas à l'aide, non ? On utilise pas un herbicide pour laver une cuve je pense?

  5. vous ecrivez : PETIT PAYSAN , ………. de qui vous moquez vous ??
    Il a tenté et il a gagné

    • Je suis d'accord avec toi, ce mec a 240 hectares !!! c'est un gros paysan.
      sur ces terres on pourrait faire vivre plus de monde et plus sainement. Il a tenté mais il va surement perdre. Mosanto a raison. c'est toxique ces merdes de produits alors mets un masque mon paulo ! Après je comprend que sa vie a basculé, mais la notre aussi avec leur agriculture intensive!
      La conf se met a défendre les grands céréaliers ??? c'est étrange non.

  6. il n a aucune chance et puis si il compte sur l europe ou les politiques francais il peut toujours courir vue comme monsoto les arrose de pognons……………

  7. le probleme de deregulation qui touche la finance va s'emparer de notre agriculture ….

    les modele fascisant du chantage de la finance sur nos societes est le meme probleme avec ces monsanto et compagnie

  8. Travailler avec Monsanto c'est comme signer un pacte avec le diable, je ne sais pas trop ce qu'il attend de ce procès, enfin bonne chance quand même …

  9. En fait, c'est la (triste) histoire d'un gars qui a manipulé des produits dangereux sans respecter les règles de sécurité. Ce qui est compréhensible : l'habitude, et puis, le fait que rien ne soit jamais arrivé en quinze ans…
    Mais les règles de sécurité sont justement faites non pour pallier ce qui se passe habituellement, mais ce qui pourrait arriver.
    Il prend l'exemple de l'omission de la ceinture au volant. Et alors, en cas d'accident, il aurait poursuivi le constructeur de la voiture ?
    Ça paraît idiot. Mais c'est pourtant très exactement ce qu'il fait en poursuivant Monsanto ! Le quel n'est pas blanc-bleu, je vous l'accorde ! Mais, dans cette affaire, le responsable, c'est l'agriculteur, pas son fournisseur.

  10. Tous avec lui !!
    Défendons un payant Français courageux contre cette société ignoble qui détruit la nature !

    • un paysans français qui achetaient des graines importer des USA, utilisais un dérivé de l'Agent Orange (RunDup) et porte que du made in China, et cette société ignoble, c'est nous, il est temps de prendre ses résponsabilitées et changer de viseur, si on change, la société changera

  11. Evidemment que ces produits sont nocifs … autrement comment ces produits CHIMIQUES pourraient avoir le moindre effet ?
    Donc le paysan aurait du prendre plus de precautions.

    Maintenant, c’est nous les decideurs en fin de chaine : arretons d’acheter leurs m**des et ils proposeront des trucs plus respectueux de l’environnement …

    • Juste pour dire que les produits CHIMIQUES comme vous l'écrivez en gras pour faire plus peur sont parfois non toxiques (exemple: sucre de betterave, vanille synthétique…) . Et même lorsqu'ils le sont, leur toxicité va souvent de pair avec des bénéfces qu'il convient d'équilibrer: on va parler des médicaments par exemple: avaler 1g de paracétamol, ça fait du bien, avaler 1 kg, c'est du suicide. Bref arrêtons de diaboliser la chimie, elle y est pour beaucoup dans le fait qu'on vive au delà de 35 ans.

  12. abruti il ne faut pas l être si vous n aviez pas les paysans vous mangeriez des cailloux… même les bio emploi des pesticides… et quand tu prend ta bagnole tu pollues quand tu tire ta chasse après ta crotte du matin tu pollue quand tu jettes tes poubelles tu pollues ………………il faut bien comprendre une chose une culture aussi minime soit elle ne peut ce passer de traitement..vous récolterez certes et encore faut il que les conditions climatiques s y prête mais certainement pas de quoi remplir votre frigo ou encore moins en vivre ..mais avons nous le choix!!!! je soutiens cet agriculteur etant aussi un peu dans le méme cas.

    • Ne pas confondre paysans et empoisonneurs qui cherchent le profit à tout va.
      Monsento fait de la merde,les cultivateurs le savent mais beaucoup n'en tiennent pas compte de façon à rentabiliser au max leurs récoltes tout en empoisonnant le consommateur.
      Une agriculture Bio ne produit bien sur pas assez pour ce genre d'accros au rendement car il y a les maladies et les parasites.
      Quand on veut produire de la merde,on ne vient pas cracher dans la soupe après.
      Durant ces 15 années de culture pourrie combien a t'il gagné?

    • Il faut savoir que lorsque tu utilise tes pesticides et ton rundup comme un Boys, tu pollues pas que l' aire, mais en premiér lieu ton produit, ensuite tu pourri la nappe fréatique jusqu' a la rendre stérille (tkt sa arrivera bientot) pour te faire dépasser par des espagnols ou des marocains qui eux on le droit de sursurbooster leurs plantations, voici le système de la mafia alimentaire Monsanto

  13. à "jouer " avec le feu on se brûle il fallait choisir une autre agriculture. Souhaitons tout de même qu'il gagne.

  14. Science sans conscience
    La nature est sous la responsabilité de tous et elle est le patrimoine de tous (présents ou à venir). Elle ne doit pas devenir l'apanage de quelques uns. La science peut permettre beaucoup à l'humanité si est n'est pas confisquée par un monopole incontrôlable. http://jonastree.blogspot.com/2011/12/science-san…

  15. Et si il gagne, on peut l'attaquer aussi ? après tout, nous les consommateurs on en a ingurgité de ces produits….beaucoup, sana savoir au d'but que c'était nocif, pour notre santé…plus de cancers, un développement chez les enfants plus précoce, une diminution de la fertilité…..

  16. Lasso, retiré du marché en 1985 au Canada, puis en 1992 au Royaume-Uni, en Belgique également, et en 2007 en France.

    Qui passent pour des crétins en Europe ?

    Sans commentaire.

    • Voir "Nos enfants nous accuseront" et vous verrez que même en se protégeant d'un scaphandre, les pesticides peuvent tuer.

  17. Il est gonflé, ce paysan !

    Il a le culot de nous dire qu’il n’y a pas que les consommateurs à se faire gruger mais que, lui aussi, le paysan, il souffre des pratiques de Monsanto…mais qui a voulu s’allier au diable pour se faire plus de pognon, produire plus et nous vendre sa merde ?

    Bien fait pour sa gueule !

  18. Il est certain que la société Monsanto n'est pas exsangue de critiques. Cependant, cette personne a fait preuve de négligence en ouvrant une cuve de 2500 L, non vide, sans un appareil respiratoire adéquate. Ainsi, il est responsable de son état… Cette affaire soulève la question de la relation des gens avec les produits chimiques et de la formation aux risques chimiques. Toutes personnes amenées à manipuler une substance devrait suivre une formation sur ces risques ! Le problème est que la chimie est omniprésente, c'est une réalité et c'est inéluctable, que l'on en parle de plus en plus et que beaucoup de gens parlent de choses qu'ils ne maîtrisent pas…

    • Meme si votre nez n'a pas eu le plaisir de renifler cette "merde " il n'est pas évident que dans vos repas des doses ne sont les épices de vos réussites culinaires ,alors vive les polluants mon sang to leurs graines d'une seule utilisation leur ogm .Une nouvelle émission a participer qui sortira de mon sang taux de conneries?

  19. Je n'ai pas encore lu l'article, mais rien que de lire le début, ça m'énerve. Comment stigmatiser l'agriculture et les agriculteurs : "Avec un look smart, chaussures pointues et jeans (…)".
    Vous croyez quoi ?! Qu'un agriculteur c'est un bouseux ! Il va falloir se réveiller ! L'agriculteur d'aujourd'hui c'est avant tout un chef d'entreprise.

  20. …Monsanto va gagner …une fois de plus !…pourquoi ?
    1 ( Paul François ) l' utilisateur des poisons monsanto n' a pas respecté les regles d' utilisation : il s'empoisonne et empoisonne tout l' environnement
    2 pas un seul paysan (petit ou gros ) ne viendra témoigner en sa faveur….tous sont utilisateurs de ces poisons qui nous tuent …( chut ! chut ! ..)
    3 pas un seul syndicat agricole ne viendra témoigner en sans faveur !
    4 Les paysans sont parfaitement informés de la toxicité de tous ces produits mais ils savent aussi que sans ces produits les rendements des récoltes tombent en dessous du seuil de "rentabilité" !!…toute relative …
    5 Heureusement il y a de plus en plus d' agriculteurs "courageux", conscients des risques mortels qu'ils encourent eux-mêmes et qu'ils font courir à l' humanité, qui se reconvertissent dans des méthodes culturales dites "raisonnées" ou "bio" ..mais la lutte sera dure, féroce, ..surtout que suivant d'où souffle le vent les pesticides sont dans les ciels le plus bleus !!
    6 Paul François est victime des poisons monsanto, mais hélas il n'est pas le seul ( voir si possible les stats Mutualité S. Agricole ) ..ce procés mérite d'être médiatisé pour mettre en évidence, une fois de plus, le réel et dramatique danger de l' utilisation des poisons utilisés aussi en agriculture …pour faire toujours plus de "fric" sur la santé des êtres vivants..!
    7 A ce sujet voir et revoir encore le courageux et remarquable documentaire de Marie-Monique ROBIN "Le monde selon Monsato" une multinationale qui vous veut du bien !

  21. Et nous, consommateurs, pouvons-nous nous retourner contre ces pauvres paysans qui nous empoisonnent pour faire plus de profit ?
    De plus, m'étonnerai qu'il ne savait pas ce qu'il risquait, allez donc voir dans certaines régions quand ils traitent leurs champs, on se croirait sur le tournage d'un film catastrophe vu leur acoutrement… et là je parle de choses que j'ai vues il y a déjà plus de 20 ans.
    Je ne défends pas Monsanto, mais les agriculteurs qui ont utilisé ces produits sont responsables aussi vis-à-vis de la santé du consommateur.

  22. Paul François a le mérite de ne pas être resté tout seul avec sa souffrance comme a peu près toutes les victimes des pesticides jusqu'à maintenant. Il a aussi crée l'association "phyto victimes" pour fédérer ces victimes et se défendre ensemble.
    Quand au paysan-empoisonneur-pour le profit, c'est un peu rapide comme raccourci.
    Avec la formation que nous recevons (les journaux agricoles sont surtout financés par la pub dont celles des pesticides) et la pesanteur habituelle du métier c'est pas facile de se défaire du moule.
    Après passer en bio, trouver des semences autres que celles de monsanto, ça se fait bien, j'en sais quelques chose (conversion il y a 3 ans). Mais la bio fait peur, avant d'y passer, quand on est en chimie.
    Ensuite on s'aperçoit, moi en tout cas, que ce n'est pas forcément la galère, qu'on peut avoir de belles récoltes aussi, que les champs ne se "salissent" pas spécialement si on ne traite pas, etc

  23. Vigneron en bio depuis 32 ans ,mes 2 fils reprennent le Domaine ( ce qui veut dire qu on peut très bien cultiver et vivre très bien en agriculture BIO ! ) ;maire adjoint de mon village .
    Félicitation Paul François ,on est derrière toi chacun a notre niveau on pose des actes citoyens et ensemble on arrivera a faire tomber les "monopoles irresponsables pour une planète + propre et solidaire ;

  24. on s'aperçoit, moi en tout cas, que ce n'est pas forcément la galère, qu'on peut avoir de belles récoltes aussi, que les champs ne se "salissent" pas spécialement si on ne traite pas, etc

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