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La chance, tu l’aimes ou tu la quittes

actualisé le 14/09/2013 à 16h22

L’OL a battu Toulouse au terme d’un match finalement spectaculaire (3-2). D’abord heureux, les Lyonnais ont failli manger leur trèfle à quatre feuilles. La chance sera pourtant leur dernier recours, mercredi, en coupe d’Europe.


Crédit photo : Pierre Prugneau

Dimanche soir à 22h22, la répétition se déroulait à merveille. Le Real avait gagné la veille sur la pelouse de Gijón par 3 buts à 0 et l’OL en faisait autant face à Toulouse. Un scenario qui, s’il se reproduisait mercredi, laisserait vingt-cinq minutes aux Lyonnais pour inscrire, sur la pelouse de Zagreb cette fois, un dernier but qui lui permettrait de doubler sur le fil l’Ajax au bénéfice… du coefficient UEFA(*). Ce serait un miracle plus qu’un exploit, mais cela marquerait à coup sûr l’histoire du club, voire de la Ligue des champions.

Il faut toutefois savoir se montrer digne de la chance. Face à Toulouse, les Lyonnais se sont donc retrouvés avec trois buts d’avance alors qu’ils n’avaient absolument pas la maîtrise des événements, notamment jusqu’au premier but (38e). Un but inscrit par Bakary Koné qui, veine toujours, n’a été titularisé qu’au tout dernier moment, Dejan Lovren ayant resenti une douleur à la cuisse. Celui d’Ederson (52e) intervenait deux minutes après une frappe toulousaine sur le poteau et le penalty obtenu et transformé par Lisandro Lopez (66e) aurait pu être évité par le gardien des visiteurs. Il était donc 22h22 et l’entraînement au miracle se passait bien.

Puis l’attaquant du TFC Umut Bulut a inscrit un but improbable (d’abord à cause de ses statistiques personnelles mais surtout parce qu’il se trouvait à 35 bons mètres des cages de Lloris, 68e) avant que son camarade Sissoko ne porte sur pénalty (75e) la marque à 3 buts à 2. Un score qui avait à la fois le mérite de rendre davantage compte de la physionomie du match et de ramener tout le monde sur terre. Car après la victoire du week-end précédent à Auxerre, un nouveau 3-0 aurait pu susciter un optimisme un brin farfelu.

Car même si l’OL est capable de l’emporter largement en Croatie, il doit donc compter sur une victoire au moins aussi large du Real à Amsterdam, alors que l’équipe espagnole n’a strictement rien à y gagner, puisqu’elle terminera quoi qu’il arrive à la première place du groupe. La gloire ? Le Real en est couvert depuis six décennies. La fierté ? Elle sera intégralement mise en jeu dimanche prochain à l’occasion de la réception du Barça sous les yeux d’un milliard de télespectateurs. Le seul espoir finalement, c’est que les habituels réservistes qu’alignera José Mourinho aux Pays-Bas fassent le match de leur vie afin de saisir l’opportunité de décrocher une place pour le Clasico. Mais bon, quand il y a écrit « opportunité à saisir » dans une annonce, c’est jamais très bon signe.

*Si l’Ajax s’incline contre le Real 0-3 et que l’OL s’impose à Zagreb 0-4, les deux équipes auraient le même nombre de points, ainsi que le même nombre de buts marqués et de buts encaissés. Leurs deux oppositions s’étant soldées par un 0-0, le goal average particulier ne les départageraient pas non plus. C’est donc en fonction d’un classement basé sur leurs résultats européens depuis cinq ans que l’OL, dixième, se qualifierait, l’Ajax ne pointant qu’au trente-deuxième rang.

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