La 89ème minute
Ça commence à être tendu, mais tout reste possible...
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Y a plus de bonbon

actualisé le 14/09/2013 à 16h22

Détergent / Après son nul (0-0) face à l’Ajax, l’OL est quasiment assuré de ne pas participer aux 8es de finale de la Ligue des champions, une première depuis 2003. C’est un peu frustant, pas mal mérité mais surtout bien triste.

 

 

« Dans le football, tout est possible. » Mais là, ça va être compliqué. Ederson, par ailleurs auteur d’un très bonne rentrée à un poste de meneur de jeu qui est le sien mais qu’il n’occupe quasiment jamais (ça aide), évoquait à la fin du match la possibilité mathématique de reprendre la deuxième place du groupe à l’Ajax. Pour cela, il faudrait que le Real de Lyon batte l’Ajax de Zagreb 7-0.

 

En clair, le 7 décembre, l’OL devra s’imposer largement sur le terrain du Dynamo Zagreb en espérant que Madrid, déjà assuré de terminer premier, en fasse autant à Amsterdam, comme ça, juste pour le fun. « Un concours de circonstance » selon Rémi Garde. Mais son équipe ne semble même pas en mesure d’être reçue à ce genre de concours-là actuellement.

 

Pour la deuxième fois d’affilée, l’entraîneur lyonnais alignait une équipe hyper-offensive (sur le papier), plus par manque de choix, en l’absence de Gonalons, que par romantisme. Pour la deuxième fois d’affilée, les observateurs étaient hyper-excités par cette compo constituée peu ou prou de quatre attaquants et de deux milieux créateurs. Et pour le deuxième fois d’affilée l’OL a échoué (après sa défaite face à Rennes 1-2).

 

Avec les titularisations de Lisandro et Bastos, de retour de blessure, on pouvait penser les Lyonnais allaient mener une Blitzkrieg : objectif deux buts d’avance à la mi-temps, Licha au repos à la 55e et Gourcuff suppléé dix minutes après par Gueïda Fofana pour densifier le milieu. En gros. À tel point que le 0-0 à la pause semblait de mauvais augure. À juste titre.

 

Rémi Garde expliquera pourtant après la rencontre avoir « imaginé le match selon ce scenario », à savoir user l’adversaire en première mi-temps pour conclure ensuite. Le vrai problème, c’est que ses propres joueurs étaient usés et qu’il a effectué ses changements trop tardivement : Ederson pour Lisandro à la 74e et, pire encore, Lacazette à la place de Briand à cinq minutes de la fin.

 

Cela a toutefois failli marcher puisque les Lyonnais se sont créé trois fois plus d’occasions dans le dernier quart d’heure que lors des cinq précédents réunis. Mais même si Ederson aurait mérité un penalty et que Bastos et Lacazette ont fait briller Vermeer, le genre de gardien bon que lorsqu’il s’agit d’être spectaculaire, cette quasi-élimination n’a rien de scandaleuse.

 

Il fallait bien que ça finisse par arriver un jour et c’est tombé sur l’OL le plus faible, au moins d’un point de vue quantitatif, depuis dix ans. Rémi Garde n’y peut pas grand-chose mais doit être un peu amer que cela soit tombé sur lui, même s’il sait qu’on ne lui aurait pas confié les clés du camion s’il avait été plus gros (le camion). Il va désormais devoir s’atteler à obtenir des résultats en championnat face à une concurrence plus féroce, à faire progresser ses plus jeunes joueurs pour qu’ils garnissent un effectif qui ne le sera pas autrement, le tout sans négliger une Ligue Europa qui attaquera seulement, mi-février, ses 16es de finale.

 

Alors Ligue des champions ou pas, Garde ne va pas avoir le temps de s’embêter. Nous un peu plus.

 

 

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